AFAPREDESA

AFAPREDESA nace como respuesta civil a la lamentable situación de los derechos humanos, la incapacidad de defensa de los desaparecidos y torturados y de nuestra angustia como padres, hijos, esposas o hermanos ante la consecuencia de la invasión cívico-militar del Sáhara Occidental por Marruecos.
AFAPREDESA se constituyó el 20 de Agosto de 1989 en los Campamentos de refugiados de Tinduf. Es una Organización No Gubernamental saharaui de defensa de los Derechos Humanos, así reconocida por las leyes saharauis.
Es miembro observador de la Comisión Africana de Derechos Humanos y miembro de la Coalizacion Internacional para la protección de todas las personas contra las desapareciones forzadas.
Participa en el Consejo de Derechos Humanos de la ONU en Ginebra. También actúa ante el Parlamento Europeo.
AFAPREDESA ha sido proscrita por el gobierno marroquí, pero aún así continúa ejerciendo su actividad dentro del territorio ocupado.

martes, 23 de enero de 2018

Nuestra querida Carmen Ribas ha fallecido

Carmen Ribas ©Asociación de Amigos del Pueblo Saharaui de Balears

Con inmensa tristeza, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) ha recibido la noticia del fallecimiento de nuestra entrañable  y cariñosa amiga Carmen Ribas.

Desde la Asociación de Amigos del Pueblo Saharaui de Balears, Carmen impulsó, a partir de 1990, la adopción simbólica de los desaparecidos saharauis. Esta acción se enmarcaba dentro de la Campaña Internacional para Conocer el Paradero de los Desparecidos Saharauis llevada a cabo por AFAPREDESA, con el apoyo de la Asociación Proderechos Humanos de España y Amnistía Internacional. Carmen participó en la fundación de la Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (BIRDHSO) y llevo a cabo numerosas iniciativas en pro defensa de los derechos humanos y la liberación de los presos políticos saharauis.

Gracias a su labor incasable, hemos podido lograr numerosos resultados, el más destacado ha sido la liberación de 322 desparecidos, el 22 de junio de 1991 así como las posteriores liberación de cientos de presos de conciencia a lo largo de todos estos años.

Querida Carmen, permanecerás  siempre en nuestra memoria colectiva como persona solidaria, comprometida con la justicia y profundamente humana.   Tu legado reforzara nuestra determinación a continuar la lucha para conocer el paradero de los más de 400 desaparecidos saharauis y para la liberación de todos los presos políticos saharauis.  

La querida Carmen estará para siempre en el corazón de todas y todos los que hemos tenido el privilegio de conocerla en persona, compartiendo la esperanza de otro mundo posible donde reina la justicia, la libertad y el amor.


A los familiares de Carmen, a sus amigas y amigos, nuestro sentido pésame.

Que la arena del desierto te sea leve.

jueves, 4 de enero de 2018

Campagne pour connaître le Sort de Sidi Mohamed Basiri, le plus ancien Disparu Sahraoui

Où est Sidi Mohamed BASIRI?


 













     
Les autorités espagnoles continuent sans donner d'informations sur le sort de Sidi Mohamed Basiri, après 47 ans de son enlèvement à El Aaiún (Sahara espagnol). Les autorités se cachent derrière la Loi d'Amnistie de 1977, qui perpétue l'impunité et empêche les enquêtes sur les graves violations des droits de l'homme du passé, particulièrement les crimes de torture, les disparitions forcées et les exécutions sommaires. L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) exige que le gouvernement espagnol abroge cette la Loi et mène des investigations sur le sort de Sidi Mohamed Basiri et toutes les victimes de disparitions forcées et d'autres crimes contre l'humanité perpétrés au Sahara occidental. Il convient de rappeler que l'Espagne continue d'être, conformément á la légalité internationale en vigueur, puissance administrante. Après 47 ans de silence et de secret, les autorités espagnoles doivent révéler le sort de Sidi Mohamed Basiri et de soutenir les familles de disparus sahraouis dans leur lutte pour connaître la Vérité et d'obtenir Justice. Droits réaffirmés dans les traités et les conventions des Droits de l'Homme, signés et ratifiés par l'Etat espagnol.

QUI EST SIDI MOHAMED SID BRAHIM BASIR?

PÉRIODE D'ENFANCE

Mohamed Sid Brahim Sid Embarec Basir plus communément connu par Basiri, né en Octobre 1944 dans la région du nord du Sahara occidental d'une famille religieuse et certains de ses membres étaient responsables de l'administration de la justice chaque fois qu'il y a un différend.


Durant son enfance, comme tous les Sahraouis, il a étudié le Coran et les principes religieux. Après plusieurs années de sécheresse, la famille a été forcée de chercher de nouveaux pâturages pour leur bétail. C'est ainsi que la famille s'est déplacée au Maroc où elle a construit une maison (école pour enseigner le Coran et les principes religieux) dans une zone marocaine appelée Lakhsas où Mohamed Basiri a continué l'école primaire et  le lycée, puis il s'est rendu au Caire (Egypte) où il a étudié à l'Université de Azhar. Dans les dernières années de sa carrière et en raison de sa situation économique, il a déménagé à Damas (Syrie) où il a terminé ses études supérieures en obtenant un diplôme en journalisme.

PREMIERS EMPLOIS

Des années plus tard, il est revenu au Maroc où il a fondé un journal appelé (Chumuu) dans laquelle il a commencé à écrire des articles faisant allusion au Sahara occidental et a critiqué les revendications marocaines sur ce territoire, même dans l'un des derniers articles qu'il a écrit dans ce journal il est dit que:

       "Le Sahara n'a jamais été marocain, le Royaume du Maroc ne peut justifier que le Sahara faisait partie du royaume alaouite. Tout au long de l'Histoire, le Maroc n'a jamais envoyé au Sahara occidental de gouverneur marocain ni les Sahraouis ont rendu allégeance aux Monarques marocains. Tout au plus, il n'y avait que des liens commerciaux entre les marchands sahraouis et marocains ou la religion de l'islam, que les deux peuples pratiquent ".

Ces éditeurs ont mis en colère les autorités marocaines qui ont ordonné la recherche et la capture de Sidi Mohamed Basiri. Il a été averti par un ami de la famille des intentions des services de renseignement marocains de l'arrêter et même de le faire disparaître. Il a passé quelques jours à se cacher dans une région inconnue et a ensuite quitté le territoire marocain pour se rendre à la frontière du Sahara occidental où vivaient ses oncles.


RETOUR AU TERRITOIRE NATIONAL

Il est resté avec eux pendant huit mois et à cette époque, son frère est venu du Maroc poursuivi egalement par les autorités de ce pays. Tous deux ont envoyé des lettres aux autorités espagnoles demandant l'entrée au territoire sahraoui. C'était en mars 1968.

Dans un premier temps, le gouvernement général de la province du Sahara n'a pas donné suite aux demandes, en disant qu'ils devraient attendre jusqu'à ce que les autorités les avisent, cependant, et à cause du long délai, les frères ont décidé d'entrer sur le territoire et aller à la ville de Smara, où vivaient la plupart de leurs parents.

La réponse des autorités du gouvernement général de la province du Sahara ne s'est pas fait attendre. Les deux frères ont été arrêtés et emprisonnés. Ils ont passé quelques jours à Smara avant d'être transférés à Aaiún. Le gouverneur général de la province du Sahara n'a pas exclu la possibilité de leur expulsion au Maroc. Cependant, les proches et les personnalités sahraouies ont réagi avec indignation et ont informé le Gouverneur de leur désaccord avec une telle décision, la jugeant injuste et incohérente. Le gouverneur a ordonné la libération des deux frères en leur accordant un sauf-conduit, renouvelable tous les six mois.
Il est à souligner que les autorités du Gouvernement général de la province du Sahara rassemblaient des informations sur eux, en particulier Sidi Mohamed Basiri. Cet dernier dès son arrivée au territoire national avait pris contact avec des personnalités sahraouies pour leur demander des données historiques sur les luttes des Sahraouis à la fin du siècle dernier et au début de celle-ci contre toutes les forces étrangères qui ont tenté d'envahir le territoire, notamment la France, qui occupait les pays limitrophes. Il posait également des questions sur les traditions de ce peuple et a commencé à enseigner l'arabe à tous les jeunes et adultes qui le souhaitaient, bien que la situation socio-politique n'était pas très prometteuse à cette époque, les autorités marocaines ayant intensifié sa campagne à travers ses services d'information (radio, presse), demandant l'annexion du territoire sahraoui. Simultanément, les représentants marocains au sein de l'O.N.U. exposaient ces mêmes revendications.


IDÉE D'INDÉPENDANCE

Ces faits, ainsi que l'échec des autorités espagnoles, tant au niveau politique qu'au niveau socio-économique,  ont créé au sein de la population et en particulier chez les jeunes, une atmosphère de méfiance et d'incertitude, car le taux de chômage était très élevé et la seule possibilité de travail consistait à s'enrôler dans les troupes nomades ou dans la police territoriale, très difficile d'accès, ou dans les petites entreprises qui se consacraient à l'asphaltage des routes (Cubiertas y Tejados, etc ...) et qui étaient souvent temporaires.

Dans l'entreprise des phosphates de Bucraa, il y avait aussi une minorité de Sahraouis qui fournissaient leurs services. Mais dans toutes ces professions les salaires étaient insuffisants, ne couvrant pas les besoins des familles sahraouies. Les maisons étaient principalement des tentes et des bidonvilles.

Dans le domaine de l'éducation, il n'y avait à Smara qu'une seule école primaire et à Aaiún quelques écoles primaires et une école secondaire. A cette époque, il n'y avait aucun Sahraoui universitaire.

Sur le plan politique, il n'y avait que la dénommée Assemblée Générale Sahraouie ou Yemaa. Cet organe manquait de capacité et ne se réunissait que de temps en temps et ses délibérations n'étaient rien de plus qu'une simple formalité.

Face à cet état de choses, Basiri a envoyé des lettres à l'Assemblée générale sahraouie et au Gouverneur Général, les alertant sur la situation des manœuvres marocaines et la faiblesse du peuple sahraoui devant eux, les exhortant à rechercher des alternatives et la mise en service marche de programmes visant à améliorer la situation sociale, économique, culturelle et politique dans laquelle se trouvait la population.

Le 15 Novembre 1969, un groupe de jeunes Sahraouis avait capturé par la BBC deux éditoriaux des journaux Gardian et  Telegraf, qui faisaient écho à la division Sahara entre le Maroc et la Mauritanie, et a littéralement dit que de Boujdour au nord correspondrait au Maroc et de Boujdour au sud correspondrait à la Mauritanie.

Ces analyses ont profondément inquiété la population et les jeunes étaient disposés à manifester pour demander des explications aux autorités espagnoles. Cependant, Mohamed Basir n'a pas considéré les manifestations opportunes et a rassuré les jeunes qu'il était préférable de fonder une organisation, à travers laquelle toutes sortes de revendications pouvaient être canalisées.
Le 12/12/1969 l'organisation susmentionnée a été constituée sous le nom de Mouvement d'Avant-garde pour la Libération de Saguia el Hamra et Río de Oro, dont le secrétaire général était Basiri lui-même, élu par majorité des membres de l'organisation, commençant ainsi des activités clandestines de sensibilisation de la population et d'orientation des jeunes sur l'idée d'indépendance.

Dans les premières étapes, l'organisation a mobilisé la population en organisant des cellules de maximum 5 personnes. Au fil du temps, l'organisation s'est répandue sur l'ensemble du territoire national.

Lors d'une réunion de la Direction de l'organisation, le secrétaire général proposa que les pays voisins, notamment l'Algérie et la Mauritanie, soient informés de tous les événements et même de l'existence de l'organisation, car selon lui, les organisations de libération devraient bénéficier d'un soutien politique, moral et même militaire, en particulier des pays voisins. Il donna comme exemple de la révolution algérienne et du soutien qu'elle a reçu des pays arabes, en particulier de l'Egypte. Rejetant tout  rapprochement avec le Maroc car selon lui, ce pays avait des revendications annexionnistes et donc on ne pouvait attendre aucune coopération de lui.

Au mois de mai 1970, deux lettres ont été envoyées aux Gouvernements algérien et mauritanien, comme convenu précédemment. Pour sa part, le Gouvernement algérien a répondu positivement, tandis que le Gouvernement mauritanien n'a pas répondu en temps utile.

Le 4 juin 1970, les autorités espagnoles ont été informées par un confident de l'existence d'une organisation clandestine qui revendiquait l'indépendance du Sahara. Les autorités espagnoles ont été surprises, ont commencé à bouger et à recueillir des informations sur cet événement. En même temps, elles ont entrepris une campagne pour discréditer l'organisation susmentionnée en l'accusant d'être un «instrument créé à l'étranger». Des préparatifs parallèles ont été faits pour la célébration d'une grande manifestation en faveur de la présence espagnole sur le territoire sahraoui. Pour sa part, l'organisation a tenu des réunions, même avec les délégués provinciaux du Gouvernement Général de la province du Sahara, les informant des revendications de l'organisation. Dans ce contexte, l'organisation a dirigé un mémorandum de 12 pages, dans lequel elle exprimait les revendications de l'organisation, notamment: « L'indépendance de l'État sahraoui tout en maintenant les liens et les relations avec l'Espagne, basés sur les intérêts des deux peuples, le soutien espagnol dans les forums internationaux pendant une période de transition, ainsi que l'amélioration du niveau culturel et économique de la population. »


PÉRIODE DE DÉTENTION

Le 17 Juin 1970 a eu lieu dans la ville d'Aaiún et plus précisément dans le quartier de "Zemla" une grande manifestation de soutien à l'organisation. En même temps, une autre manifestation organisée par les autorités espagnoles s'est déroulée en faveur du maintienne du statu quo.

Les autorités ont envoyé plusieurs émissaires à la concentration qui a eu lieu dans le quartier de "Zemla" les exhortant à se réunir avec la manifestation organisée par les autorités, la réponse de l'organisation était négative avançant que la manifestation qu'elle a organisée est plus nombreuse et que les revendications sont très claires et ne constitue pas non plus une menace à la sécurité de l'ordre public, mais les autorités n'étaient pas convaincues et l'après-midi a commencé le mouvements véhicules de police et la pratique de plusieurs arrestations. Dans cette situation tendue, le gouverneur de la province du Sahara arrive dans le quartier de "Zemla", où le mémorandum lui a été remis dans lequel les demandes de l'organisation sahraouie ont été exposées. Une heure et demie plus tard, plusieurs véhicules des Forces de la Légion arrivent sur les lieux, et sans avertissement préalables, commencent à tirer indistinctement sur la foule, causant des morts et des blessés parmi les manifestantes et pratiquant des centaines d'arrestations.

Dans ce contexte, Mohamed Basiri a été arrêté le même soir des incidents et il a été détenu avec ses compagnons et dans une cellule individuelle de la prison provinciale de El Aaiún jusqu'au 16 juillet, date après laquelle aucune information n'a été reçue sur son sort.


Les autorités espagnoles continuent sans donner d'informations sur le sort de Sidi Mohamed Basiri, après 47 ans de son enlèvement à El Aaiún (Sahara espagnol). Les autorités se cachent derrière la Loi d'Amnistie de 1977, qui perpétue l'impunité et empêche les enquêtes sur les graves violations des droits de l'homme du passé, particulièrement les crimes de torture, les disparitions forcées et les exécutions sommaires. L'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) exige que le gouvernement espagnol abroge cette la Loi et mène des investigations sur le sort de Sidi Mohamed Basiri et toutes les victimes de disparitions forcées et d'autres crimes contre l'humanité perpétrés au Sahara occidental. Il convient de rappeler que l'Espagne continue d'être, conformément á la légalité internationale en vigueur, puissance administrante. Après 47 ans de silence et de secret, les autorités espagnoles doivent révéler le sort de Sidi Mohamed Basiri et de soutenir les familles de disparus sahraouis dans leur lutte pour connaître la Vérité et d'obtenir Justice. Droits réaffirmés dans les traités et les conventions des Droits de l'Homme, signés et ratifiés par l'Etat espagnol.

Campaña para conocer el paradero de Sidi Mohamed Basiri, el más antiguo desaparecido Saharaui

¿Dónde está Sidi Mohamed BASIRI?













Las autoridades españolas siguen sin dar información sobre el paradero del Sidi Mohamed Basiri, después de 47 años de su secuestro en El Aaiún (Sahara Español). Las autoridades se esconden detrás de la denominado Ley de Amnistía de 1977, que perpetua la impunidad e impide las investigaciones sobre graves violaciones de derechos humanos del pasado, en particular los delitos de tortura, desapariciones forzadas y ejecuciones sumarias. Por ello, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) exige del Gobierno español derogar dicha Ley e inicié las correspondientes investigaciones sobre Sidi Mohamed Basiri y todas victimas de desapariciones forzadas y otros crimines de lesa humanidad perpetrados en el Sahara Occidental. Cabe recordar que España sigue siendo según la Legislación Internacional Vigente Potencia Administradora.  Después de 47 años de silencio y ocultamente, las autoridades españoles deben dar a conocer el paradero de Sidi Mohamed Basiri y apoyar a los familiares de desaparecidos saharauis en su lucha por conocer la verdad y obtener justicia. Derechos contemplados en los tratados y convenios de Derechos Humanos, firmados y ratificados por el Estado Español.   

¿QUIEN ES SIDI MOHAMED SID BRAHIM BASIR?

PERIODO DE INFANCIA

Mohamed Sid Brahim Sid Embarec Basir más conocido comúnmente por Basiri, nacido en el mes de octubre de 1.944 en la región norte del Sáhara Occidental procedente de una familia religiosa y algunos de sus miembros se encargaban de administrar justicia toda vez que exista un litigio. 


En su infancia al igual que todos los saharauis estudió el Corán y los principios religiosos, en esa época y tras varios años de sequía la familia se ha visto obligada y en busca de zonas de pasto para sus ganados se trasladó a Marruecos donde construyeron una casa (casa colegio para la enseñanza del Corán y principios religiosos) en una zona marroquí llamada Lajsas, donde Mohamed Basiri continuó sus estudios primarios y el bachillerato, posteriormente se trasladó a El Cairo (Egipto) donde cursó estudios en la Universidad del Azhar. En los últimos años de su carrera y debido a la situación económica se trasladó a Damasco (Siria) donde finalizó sus estudios superiores obteniendo la Licenciatura en Periodismo.

PRIMEROS TRABAJOS

Años más tarde vuelve a Marruecos donde fundó un periódico llamado (Chumuu) en el que empezó a escribir artículos que hacían alusión al Sáhara Occidental y criticaba las pretensiones marroquíes sobre el citado territorio, incluso en uno de los últimos artículos que escribió en el mencionado periódico decía: 

        "El Sáhara nunca ha sido marroquí, el reino de Marruecos no podrá justificar que el Sáhara haya formado parte del citado reino alauita. A lo largo de la Historia Marruecos nunca envió ningún Gobernador marroquí al Sáhara Occidental ni tampoco los saharauis han rendido pleitesía a ningún monarca marroquí y solo existían lazos de tipo comercial entre los comerciantes saharauis y marroquíes o religión del Islam, la cual confesan ambos pueblos". 

Estas editoriales han irritado a las autoridades marroquíes, las cuales han ordenado la búsqueda y captura del Sidi Mohamed Basiri, quien fue informado por un amigo de la familia sobre la intención de los Servicios de Inteligencia marroquíes de detenerle e incluso desaparecerle. Estuvo unos días escondido en una zona desconocida y posteriormente abandonó el territorio marroquí dirigiéndose a la frontera del Sáhara Occidental donde vivían sus tíos.


RETORNO AL TERRITORIO NACIONAL

Permaneció con ellos durante ocho meses y en ese tiempo, llegó su hermano procedente de Marruecos perseguido por las autoridades de este país. Ambos enviaron misivas a las autoridades españolas solicitando la entrada en el territorio saharaui; esto fue en Marzo de 1.968. 

En un principio, el Gobierno General de la Provincia del Sáhara no accedió a las peticiones, alegando que deberían esperar hasta que las autoridades les avisen, sin embargo y debido a la larga demora, los hermanos decidieron entrar en el Territorio y dirigirse a la ciudad de Smara, dónde habitaban la mayor parte de sus familiares. 

La respuesta de las autoridades del Gobierno General de la Provincia del Sáhara no se hizo esperar pues ambos hermanos fueron detenidos y encarcelados. Estuvieron algunos días en Smara y posteriormente fueron trasladados a Aaiún, donde el Gobernador General de la Provincia del Sáhara, no descartó la posibilidad de su vuelta a Marruecos. No obstante, tanto los familiares, como personalidades saharauis, reaccionaron con indignación e informaron al Gobernador de su desacuerdo con tal decisión, por considerarla injusta e incoherente. El Gobernador ordenó la puesta en libertad de ambos hermanos concediéndoles un salvoconducto a cada uno, renovable cada seis meses. 

Cabe destacar que las autoridades del Gobierno General de la Provincia del Sáhara estaban recabando información acerca de ellos, sobre todo de Sidi Mohamed Basiri, quién después de haber llegado al Territorio Nacional, tomó contacto con personalidades saharauis a quienes les pedía datos históricos sobre los saharauis que participaron en confrontaciones a finales del siglo pasado y a principios de éste contra todas las fuerzas extranjeras que intentaban invadir el territorio, especialmente Francia, que ocupó los países limítrofes. Así mismo preguntaba por las tradiciones de este pueblo y empezó a dar clase de árabe a todos los jóvenes y adultos que lo deseaban, a pesar de que en aquel entonces, la situación socio-política no era muy halagüeña, ya que las autoridades marroquíes intensificaron su campaña a través de sus servicios informativos (radio, prensa), solicitando la anexión del territorio saharaui. Simultáneamente, los representantes marroquíes en la O.N.U., exponían incesantemente estas pretensiones.


IDEA DE LA INDEPENDENCIA

Estos hechos, junto a la inoperancia de las autoridades españolas, tanto a nivel político como a nivel socioeconómico, crearon entre la población y especialmente entre los jóvenes, un ambiente de desconfianza e incertidumbre, pues el índice de paro era muy elevado y la única posibilidad de trabajo era alistarse en Tropas Nómadas o Policía Territorial, de muy difícil acceso, o en pequeñas empresas que se dedicaban al asfaltado de carreteras (Cubiertas Y Tejados, etc...) y que muchas veces era un trabajo temporal. 

También en los fosfatos de Bucraa había una minoría de saharauis que prestaban sus servicios. Pero en todas estas ocupaciones los salarios eran insuficientes, no cubriendo las necesidades de las familias saharauis. Las viviendas eran en su mayoría Jaimas y barracas de madera y hojalatas. 

En el terreno de la enseñanza, en Smara solo existía un colegio de primaria y en Aaiún un par de colegios de primaria y un instituto de Bachillerato. En aquel entonces, no existía ningún saharaui Universitario. 

Políticamente solo existía la llamada Asamblea General Saharaui o Yemaa, este organismo carecía de capacidad y solo se reunía de vez en cuando y sus deliberaciones no pasaban de ser un mero trámite. 

Frente a este estado de cosas, Basiri enviaba cartas a la Asamblea General Saharaui y al Gobernador General, alertándoles de la situación, de las maniobras marroquíes y de la debilidad del pueblo saharaui ante las mismas, instándoles a la búsqueda de alternativas y a la puesta en marcha de programas encaminados a mejorar la situación social, económica, cultural y política en que se encontraba la población. 

Al no haber ningún cambio en la situación referida, un grupo de jóvenes saharauis, el día 15 de Noviembre de 1.969 captó a través de la BBC de Londres dos editoriales de los periódicos Gardian y The Telegraf respectivamente, los cuales hacían eco de la división del Sáhara entre Marruecos y Mauritania, y decían literalmente que desde Boujdour hacia el norte correspondería a Marruecos y desde Boujdour hacia el sur correspondería a Mauritania. 

Esos análisis preocuparon profundamente a la población y los jóvenes estaban dispuestos a manifestarse para exigir explicaciones ante las autoridades españolas. Sin embargo Mohamed Basir, no estimó oportunas las manifestaciones y tranquilizó a los jóvenes diciéndoles que era preferible fundar una organización, a través de la cual, se podría canalizar todo tipo de operaciones.


El 12/12/1.969 se constituyó la citada organización bajo el nombre de Movimiento de Vanguardia para la Liberación de Saguia el Hamra y Río de Oro, cuyo secretario general fue el propio Basir, elegido por la plana mayor de dicha organización, iniciando así en la clandestinidad sus actividades  de concienciación de la población y orientación a los jóvenes sobre la idea de la independencia. 

En la etapas iniciales, la organización movilizó a la población organizando células de 5 personas como máximo. A medida que iba pasando el tiempo, la organización se iba extendiendo a lo largo del territorio nacional. 

En una reunión de la plana mayor de la organización, el secretario general de la misma propone que los países limítrofes, especialmente Argelia y Mauritania, debieran ser informados de todos los acontecimientos e incluso de la existencia de la organización, ya que en su opinión, las organizaciones de liberación deberían tener apoyo político, moral e incluso militar sobre todo en los países vecinos, y dio un ejemplo de la revolución argelina y del apoyo que recibía de los países árabes, especialmente Egipto. Descartando cualquier acercamiento con Marruecos ya que según él, ese país tenía pretensiones anexionistas y por tanto no se esperaba ninguna cooperación del mismo. 

En el mes de Mayo de 1.970 fueron enviadas sendas misivas al Gobierno argelino y mauritano respectivamente, como se había acordado con anterioridad. Por su parte el Gobierno de Argelia respondió positivamente, mientras que el Gobierno de Mauritania, no contestó en su debido tiempo. 

El 4 de Junio de 1.970 las autoridades españolas fueron informadas por un confidente de la existencia de una organización clandestina que reivindicaba la independencia del Sáhara. Las autoridades españolas fueron sorprendidas y empezaron a moverse y a recabar información sobre este acontecimiento. Al mismo tiempo, emprendió una campaña de desacreditación de la citada organización acusándola de "instrumento creado en el extranjero". Paralelamente se llevaron a cabo preparativos para la celebración de una gran manifestación en favor de la presencia española en el territorio saharaui. Por su parte, la organización llevó a cabo sendas reuniones y encuentros incluso con los Delegados Provinciales del Gobierno General de la Provincia del Sáhara, informándoles de la pretensión de la organización. En este contexto, la organización dirigió un memorándum de 12 folios, en el que expresaba las reivindicaciones de la organización, entre ellas: La independencia del estado saharaui conservando los vínculos y las relaciones con España, en función de los intereses de ambos pueblos, el apoyo español en los foros internacionales en el periodo de transición, así como mejorar el nivel cultural y económico de la población.


PERIODO DE DETENCIÓN

El 17 de Junio de 1.970 tuvo lugar en la ciudad de Aaiún y concretamente en el barrio de "Zemla" una gran manifestación en apoyo a la organización. Paralelamente tuvo lugar otra manifestación organizada por las autoridades españolas en favor de la situación que reinaba en aquel entonces. 

Las autoridades enviaron varios emisarios a la concentración que tenía lugar en el barrio de "Zemla" instándoles a que se reunieran abajo con la manifestación organizada por las autoridades, la respuesta de la organización fue negativa por entender que la manifestación organizada por la misma es más numerosa y las reivindicaciones son muy claras y además no constituye ninguna amenaza a la seguridad del orden público, no obstante las autoridades no se convencieron y al atardecer empezaron los movimientos de vehículos policiales y la práctica de varias detenciones. En esta situación tensa llega el Gobernador de la Provincia del Sáhara al barrio de "Zemla", donde se le hizo entrega del memorándum en el que se recogían las reivindicaciones de la organización saharaui. Una hora y media más tarde, llegan varios vehículos de las Fuerzas de la Legión, que sin previo aviso empezaron a disparar indiscriminadamente contra la multitud, causando muertos y heridos, entre la misma y practicando centenares de detenciones. 

En este contexto fue detenido Mohamed Basiri la misma noche de los incidentes, permaneciendo detenido junto a sus compañeros y en una celda individual en la cárcel Provincial de Aaiún, hasta el 16 de Julio, fecha en la que no se recibió ninguna información sobre su paradero. 


¿DONDE ESTA SIDI MOHAMED SID BRAHIM BASIR?

Las autoridades españolas siguen sin dar información sobre el paradero del Sidi Mohamed Basiri, después de 47 años de su secuestro en El Aaiún (Sahara Español). Las autoridades se esconden detrás de la denominado Ley de Amnistía de 1977, que perpetua la impunidad e impide las investigaciones sobre graves violaciones de derechos humanos del pasado, en particular los delitos de tortura, desapariciones forzadas y ejecuciones sumarias. Por ello, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) exige del Gobierno Español derogar dicha Ley e inicié las correspondientes investigaciones sobre Sidi Mohamed Basiri y todas victimas de desapariciones forzadas y otros crimines de lesa humanidad perpetrados en el Sahara Occidental. Cabe recordar que España sigue siendo según la Legislación Internacional Vigente Potencia Administradora.  Después de 47 años de silencio y ocultamente, las autoridades españoles deben dar a conocer el paradero de Sidi Mohamed Basiri y apoyar a los familiares de desaparecidos saharauis en su lucha por conocer la verdad y obtener justicia. Derechos contemplados en los tratados y convenios de Derechos Humanos, firmados y ratificados por el Estado Español.   

lunes, 1 de enero de 2018

سنة المفقودين الصحراويين 2018. الحقيقة والعدالة.


التضامن مع ضحايا الإبادة الجماعية

حملة من أجل الحقيقة والعدالة
إسبانيا والمغرب، المسؤولية المشتركة
أكثر من 400 مفقود صحراوي في النسيان وحرمان العدالة

 سيدي محمد بصري، مفقود منذ 18 يونيو 1970 بعد اختطافه من قبل السلطات الإسبانية


وبعد مرور 47 عاما، لا تزال أكثر من 400 أسرة لا تملك أخبارا عن أقاربهم المفقودين بعد اختطافهم من قبل السلطات الإسبانية مباشرة (قضية سيدي محمد البصري، 18 يونيو 1970)، أو بتواطؤها (حالة الاختفاء القسري من 31 أكتوبر 1975 إلى 26 شباط / فبراير 1976) وتحت مسؤوليتها القانونية عن جميع الحالات اللاحقة. وعلى الرغم من أن المسؤولية المادية هي المسؤولية المباشرة للسلطات الاستعمارية المغربية، فإن إسبانيا لا تزال مسؤولة بصفتها القوة المديرة إقليم الصحراء الغربية.
وتطالب أسر الصحراويين المفقودين، بصوت عال وواضح، بحقها المطلق في معرفة الحقيقة عن مصير أقاربهم المفقودين ومكان وجودهم، هذا الحق لا يقبل أي تقييد أو انتقاص. ولا يمكن للدول أن تحتج بأي هدف مشروع أو ظرف استثنائي لتقييد هذا الحق. وتنص الاتفاقية الدولية لحماية جميع الأشخاص ضد الاختفاء القسري، التي وقعت عليها وصدقت عليها مملكة اسبانيا و المملكة المغرببة، على " حق كل ضحية في معرفة الحقيقة بشأن ظروف الاختفاء القسري ومعرفة مصير الشخص المختفي، فضلا عن حقه في حرية جمع واستلام ونشر معلومات لتحقيق هذه الغاية. "

وتعترف الاتفاقية أيضا بالحق في العدالة لضحايا حالات الاختفاء القسري وتلزم الدول الأطراف "باتخاذ التدابير الملائمة للتحقيق في التصرفات المحددة في المادة 2 التي يقوم بها أشخاص أو مجموعات من الأفراد يتصرفون دون إذن أو دعم أو موافقة من الدولة، ولتقديم المسؤولين إلى المحاكمة. " (المادة 3 من الاتفاقية)

ومن ناحية أخرى، تحدد اتفاقيات جنيف وبروتوكولاتها حالات الاختفاء القسري في أوقات الاحتلال. ولذلك، تدعو جمعية أولياء المعتقلين والمفقودين الصحراويين لجنة الصليب الأحمر الدولية إلى الاضطلاع بدورها "الوصي على القانون الإنساني الدولي" والمدافع عن الضحايا " اثناء الاحتلال. وقد آن الأوان لأن لتتدخل اللجنة الدولية للصليب الاحمر لدى الدول الأطراف في اتفاقيات جنيف لتذكيرها بمسؤوليتها عن احترامها في جميع الظروف. ويتعين على الحكومات المغربية والإسبانية، وكذلك السلطات العسكرية لكل منها، أن توفر، وفقا للقانون الإنساني الدولي، معلومات عن مصير المفقودين في الصحراء الغربية.

أفابريدسا تعلن عام 2018، سنة التضامن مع المفقودين الصحراويين من اجل ان ننمكن عائلاتهم أخيرا في معرفة الحقيقة والحصول على العدالة.

وستواصل أفابريدسا حملتها التضامنية والدعم مع ضحايا الاختفاء في الصحراء الغربية، إلى أن يتم العثور عليها، أحياء او اموات.



مخيمات اللاجئين الصحراويين، 1 يناير 2018

2018 Year of the Sahrawi Disappeared. Truth and Justice.



Solidarity with the Victims of Genocide

Campaign for Truth and Justice.
Spain and Morocco, a shared responsibility.
More than 400 victimes of enforced disappearences.



Sidi Mohamed Basiri, missing since 18 June 1970 following his kidnapping by the Spanish authorities


After 47 years, more than 400 families are still without news of their missing relatives following their kidnapping by the Spanish authorities directly (case of Sidi Mohamed Basiri, June 18, 1970), with their complacency (case of enforced disappearances from October 31, 1975 to 26 February, 1976) and under their legal responsibility for all subsequent cases. Although Material Responsibility is the direct responsibility of the Moroccan colonial authorities, Spain is still responsible  Spain as the Administering Power of Western Sahara.

The families of the Saharawi disappeared claim, loud and clear, their absolute right to know the truth about the fate of their missing relatives and the place where they are, this right can not suffer any limitation or derogation. No legitimate aim or exceptional circumstance can be invoked by States to restrict this right. The Convention for the Protection of All Persons Against Forced Disappearances, signed and ratified by the Kingdoms of Spain and Morocco, further states that " right of any victim to know the truth about the circumstances of an enforced disappearance and the fate of the disappeared person, and the right to freedom to seek, receive and impart information to this end. "
The Convention also recognizes the right to justice for victims of enforced disappearances and obliges States Parties to “ take appropriate measures to investigate acts defined in article 2 committed by persons or groups of persons acting without the authorization, support or acquiescence of the State and to bring those responsible to justice”  (Article 3 of the Convention)

On the other hand, the Geneva Conventions and their protocols frame enforced disappearances in times of occupation. Therefore, the Association of Families of Prisoners and Disappeared Sahrawis (AFAPREDESA) calls on the International Committee of the Red Cross (ICRC) to assume its role as "guardian of international humanitarian law" and defender of the victims of the occupation. It is high time for the ICRC to act with the States Parties to the Geneva Conventions to remind them of their responsibility to respect them in all circumstances. The Moroccan and Spanish governments, as well as their respective military authorities, have the obligation to provide, in accordance with International Humanitarian Law, information on the fate of disappeared persons in Western Sahara.

AFAPREDESA declares 2018, year of the Sahrawi disappeared person so that finally families can know the truth and get justice.

AFAPREDESA is launching a Solidarity and Support campaign with the victims of enforced disappearances in Western Sahara, until they are found.



Saharawi Refugee Camps, 1st January 2018

2018 Año de los Desaparecidos Saharauis. Verda y Justicia.

2018 Año de los Desaparecidos Saharauis
Solidaridad con las victimas del Genocidio

Campaña por la verdad y la justicia
España y Marruecos, una responsabilidad compartida
Sacando del Olvido a los más de 400 desaparecidos
Sidi Mohamed Basiri, secuentrado por las autoridades españolas, el 18 de junio de 1970

Después de 47 años, más de 400 familias siguen sin noticias de sus familiares desaparecidos a raíz de su secuestro por las autoridades españolas directamente (caso Sidi Mohamed Basiri, el 18 de junio de 1970), con su complacencia (casos de desapariciones forzadas del 31 de octubre de 1975 al 26 de febrero de 1976) y bajo su responsabilidad jurídica para todos los casos posteriores. Si bien la responsabilidad material es responsabilidad directa de las autoridades coloniales marroquíes, España sigue siendo responsable jurídicamente como potencia de iure del territorio del Sahara Occidental.

Las familias de los saharauis desaparecidos reclaman, alto y claro, su absoluto derecho a saber la verdad sobre el destino de sus familiares desaparecidos y el lugar donde se encuentran, este derecho no puede sufrir ninguna limitación o derogación. Ningún objetivo legítimo o circunstancia excepcional puede ser invocado por los Estados para restringir este derecho. La Convención para la protección de todas las personas contra las desapariciones forzadas, firmado y ratificado por los reinos de España y Marruecos,  afirma que "el derecho de toda víctima a conocer la verdad sobre las circunstancias de una desaparición forzada y conocer el destino de la persona desaparecida, así como el derecho a la libertad de recopilar, recibir y difundir información con ese fin. "

La Convención también reconoce el derecho a la justicia para las víctimas de desapariciones forzadas y obliga a los Estados Partes a "tomar las medidas apropiadas para investigar sobre las conductas definidas, en el artículo 2, sean obra de individuos o grupos de personas que actúen bajo la autorización, el apoyo o la aquiescencia del Estado, y llevar a los responsables ante la justicia. (Artículo 3 de la Convención)

Por otro lado, los Convenios de Ginebra y sus protocolos enmarcan las desapariciones forzadas en tiempos de ocupación. Por lo tanto, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) llamaron el Comité Internacional de la Cruz Roja (CICR) para que asuma su papel como "guardián del derecho internacional humanitario" y defensora de víctimas de de ocupación. Ya es hora de que el CICR actúe ante los Estados Partes de los Convenios de Ginebra para recordarles su responsabilidad de respetarlos y hacerlos respetar en todas las circunstancias. Los gobiernos de Marruecos y España, así como sus respectivas autoridades militares, tienen la obligación de proporcionar, de conformidad con el Derecho Internacional Humanitario, información sobre el destino de las personas desaparecidas en el Sáhara Occidental.

AFAPREDESA declara el año 2018, año de los  desaparecidos saharauis para que finalmente sus familiares puedan conocer la verdad y obtener justicia.

AFAPREDESA  lanzando una campaña de Solidaridad y Apoyo con las víctimas de desapariciones en el Sáhara Occidental, hasta que los encontramos.


Campamentos de refugiados saharauis, 1 de enero de 2018

2018 Année des Disparus Sahraouis. Vérité et Justice.

2018 Année des Disparus Sahraouis
Solidarité avec les Victimes du Génocide

Campagne pour la Vérité et pour la Justice
L'Espagne et le Maroc, une responsabilité partagée
Sortir les plus de 400 de disparus de l’Oubli et du Déni de Justice

Sidi Mohamed Basiri, disparu depuis le 18 juin 1970 suite à son enlevement par les autorités espagnoles


Après 47 années, plus de 400 familles sont toujours sans nouvelles de leurs parents disparus suite à leur enlèvement par les autorités espagnoles directement (cas de Sidi Mohamed Basiri, 18 juin 1970), avec leur complaisance (cas des disparitions forcées allant du 31 octobre 1975 au 26 février 1976) et sous leur responsabilité juridique pour tous les cas survenus postérieurement.  Bien que la Responsabilité matérielle incombe directement aux autorités coloniales marocaines, l’Espagne est toujours responsable en tant que puissance admnistarante de jure du territoire du Sahara Occidental.

Les familles des disparus sahraouis réclament, haut et fort, leur droit absolu de connaître la vérité sur le sort des leurs parents disparues et le lieu où elles se trouvent, ce droit ne peut souffrir aucune limitation ou dérogation. Aucun but légitime ni aucune circonstance exceptionnelle ne saurait être invoqué par les Etats pour restreindre ce droit. La Convention pour la Protection de Toutes les Personnes Contre les Disparitions forcées, signée et ratifié par les Royaumes de l’Espagne et du Maroc, affirme par ailleurs que  « le droit de toute victime de savoir la vérité sur les circonstances d'une disparition forcée et de connaître le sort de la personne disparue, ainsi que le droit à la liberté de recueillir, de recevoir et de diffuser des informations à cette fin. »
La Convention reconnaît également que le droit à la Justice pour les victimes des disparitions forcées et oblige les Etats parties à « prendre les mesures appropriées pour enquêter sur les agissements définis à l'article 2, qui sont l'œuvre de personnes ou de groupes de personnes agissant sous l'autorisation, l'appui ou l'acquiescement de l'État, et pour traduire les responsables en justice. » (Article 3 de la Convention)

D’autre part, les Conventions de Genève et leurs protocoles encadrent les disparitions forcées en temps d’occupation. C’est pourquoi, l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) appelle le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à assumer son rôle de « gardien du droit international humanitaire » et de défenseur des victimes de l’occupation. Il est grand temps pour que le CICR agisse auprès des Etats parties des Conventions de Genève pour leur rappeler leur responsabilité à les respecter et les faire respecter en toutes circonstances. Les gouvernements marocain et espagnol, ainsi que leurs autorités militaires respectives, ont l'obligation de fournir, conformément au Droit International Humanitaire, des informations sur le sort des personnes disparues au Sahara Occidental.

L’AFAPREDESA déclare l’année 2018, année des disparus sahraouis pour qu’enfin les familles puissent connaître la Vérité et obtenir Justice.

L’AFAPREDESA lance une campagne de Solidarité et de Soutien avec les victimes des disparitions au Sahara Occidental, jusq'à ce qu'on les retrouvent.


Campements de Réfugiés Sahraouis, le 1er Janvier 2018