AFAPREDESA

AFAPREDESA nace como respuesta civil a la lamentable situación de los derechos humanos, la incapacidad de defensa de los desaparecidos y torturados y de nuestra angustia como padres, hijos, esposas o hermanos ante la consecuencia de la invasión cívico-militar del Sáhara Occidental por Marruecos.
AFAPREDESA se constituyó el 20 de Agosto de 1989 en los Campamentos de refugiados de Tinduf. Es una Organización No Gubernamental saharaui de defensa de los Derechos Humanos, así reconocida por las leyes saharauis.
Es miembro observador de la Comisión Africana de Derechos Humanos y miembro de la Coalizacion Internacional para la protección de todas las personas contra las desapareciones forzadas.
Participa en el Consejo de Derechos Humanos de la ONU en Ginebra. También actúa ante el Parlamento Europeo.
AFAPREDESA ha sido proscrita por el gobierno marroquí, pero aún así continúa ejerciendo su actividad dentro del territorio ocupado.

viernes, 15 de octubre de 2021

Mémorandum Concernant l’Inclusion des Territoires Occupés du Sahara Occidental dans les Accords Agricoles et de Pêche entre l’UE et le Royaume du Maroc.

 « Sans Consentement du peuple sahraoui,  Pas d’Accord Valable » et « le Front Polisario est le représentant du Peuple Sahraoui » sont les principales conclusions des Arrêts dans l'affaire T-279/19 et dans les affaires jointes T-344/19 et T-356/19 Front Polisario/Conseil du 29 septembre 2021 annulant les décisions du Conseil relatives, d’une part, à l’accord entre l’UE et le Maroc modifiant les préférences tarifaires accordées par l’UE aux produits d’origine marocaine ainsi que, d’autre part, à leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable

 

L’UE muselée et soumise à l’agenda de l’occupation marocaine au détriment de ses propres valeurs, de sa justice, de la légalité africaine et de la légalité internationale, continue de piller les ressources naturelles et rien n’indique qu’elle prête à mettre fin.

 

Synthèse :

Le Sahara Occidental est un territoire non autonome riche en ressources minérales et halieutiques. Il est sous occupation étrangère depuis 134 ans.D’abord sous colonisation espagnole de 1884 jusqu’en 1976, les deux tiers du territoire se trouvent actuellement sous occupation marocaines alors que le tiers restant est sous administration de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), membre fondateur de l’Union Africaine.

L’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental s’est perpétuée depuis le départ précipité de l’Espagne, le 26 février 1976, sans accomplir ses engagements en tant que puissance administante du territoire, suite à la signataire des Accords Tripartites  de Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie prévoyant le partage du territoire entre ces deux derniers pays sans le consentement du peuple sahraoui. Des accords secrets entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie prévoyaient, entre autres, le « droit » de pêche dans les eaux adjacentes au Sahara occidental au profit de 800 bateaux espagnols pour une durée de 20 ans selon les mêmes conditions que celles existant le 14 novembre 1975. La connivence maroco-espagnole  concernait également le maintien de 35% dans l’entreprise FosBucraa sur l’exploitation des mines phosphates de Bucraa. L’Union Européenne a assumé ces accords illégaux lors de l’adhésion de l’Espagne à l’Union, à partir du 1er janvier 1986. 

Apres avoir appliqué de facto les Accords qui la lie au Royaume du Maroc aux produits du Sahara Occidental, l’Union Européenne a inclus explicitement  les territoires occupés du Sahara Occidental dans les Accords agricoles et de pêche entre l’UE et le Royaume du Maroc. En effet, Le 16 juillet 2018, le Conseil de l’Europe (Conseil ci-après) a validé les  propositions de la Commission Européenne (Commission ci-après) modifiant les protocoles nº 1 et nº 4 de l'accord d'association avec le Royaume du Maroc en vue d'accorder des préférences aux produits du Sahara occidental, en violation de l'arrêt de la CJUE (COM(2018)479 final 2018/257 (NLE)). Ces propositions sont accompagnées d’un document de travail des services de la Commission sous le titre : « Rapport sur les bénéfices pour la population du Sahara occidental, et sur la consultation de cette population, de l'extension de préférences tarifaires aux produits originaires du Sahara occidental » (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018). De même, le 24 juillet 2018, la Commission a signé un nouvel accord de pêche avec le Royaume du Maroc, englobant les eaux adjacentes du Sahara Occidental. Les négociations se sont déroulées, exclusivement avec les autorités marocaines, à Rabat et Bruxelles, sans visite de terrain ni aucune transparence vis-à-vis du peuple sahraoui et de l’opinion européenne et internationale.  

Cette démarche ne compte ni avec le consentement du peuple sahraoui ni du Front Polisario, reconnu par l’ONU comme représentant du peuple sahraoui.  Elle viole les arrêts de la CJUE et les avis juridiques de l’ONU et de l’UA sur les ressources naturelles du Sahara Occidental. Plus grave encore, l’UE se permet d’exclure arbitrairement les territoires libérés de la République Sahraouie consacrant ainsi division du territoire imposée par le mur de la honte. Ce qui porte atteinte à l’intégrité territoire du Sahara Occidental telle que reconnue internationalement et viole l’Acte Constitutif de l’Union Africaine (UA). 

L’UE réitère qu’elle ne reconnait pas la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental. Cependant, les conclusions avec le Royaume du Maroc des  accords internationaux applicables au Sahara occidental et aux eaux y adjacentes constituent en elles-mêmes une reconnaissance de jure de l’intégration du Sahara occidental au Royaume du Maroc par l’annexion opérée en 1976 et 1979, ce qui implique la reconnaissance de sa souveraineté sur le territoire, les eaux intérieures et la mer territoriale du Sahara occidental, ainsi que des droits souverains et de la juridiction que le droit international confère à l’État côtier sur les zones maritimes qui se trouvent au-delà de la mer territoriale[1].Or étant donné que les annexions sont strictement prohibées en Droit International, l’UE viole son obligation de ne pas reconnaître une situation illicite se rendant ainsi complice de sa perpétuation.

En procédant de la sorte, UE contribue  à la perpétuation d’une activité illégale, encourage le maintien et le renforcement de l’occupation marocaine au Sahara Occidental  ainsi que la persistance des graves violations des droits de l’homme. Elle risque également de nuire irrémédiablement aux ressources hydrauliques des nappes phréatiques.

Cette position de l’UE démontre, si besoin est, la primauté des intérêts économiques et politiques sur la promotion de la démocratie et les droits de l’homme. L’UE contribue ainsi au financement des colonies de peuplements marocains et encourage les autorités d’occupation à poursuivre impunément les graves violations des droits de l’homme et la violation du Droit International et le Droit Humanitaire International. Ce qui prive peuple sahraoui à recouvrir ses aspirations légitimes consacrés par la légalité internationale en vigueur, y compris son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.


L’UE viole son propre traité qui affirme, entre autres, que «l'action de l'Union sur la scène internationale doit être guidée par ... le respect des principes de la Charte des Nations Unies et du droit international»

Cette position de l’UE démontre, si besoin est, la primauté des intérêts économiques et politiques sur la promotion de la démocratie et les droits de l’homme. L’UE contribue ainsi au financement des colonies de peuplements marocains et encourage les autorités d’occupation à  poursuivre impunément les graves violations des droits de l’homme et la violation du Droit International et le Droit Humanitaire International. Ce qui prive peuple sahraoui à recouvrir ses aspirations légitimes consacrés par la légalité internationale en vigueur, y compris son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

 

L’UE viole son propre traité qui affirme, entre autres, que «l'action de l'Union sur la scène internationale doit être guidée par ... le respect des principes de la Charte des Nations Unies et du droit international»

 

A la lumière des Arrêts dans l'affaire T-279/19 et dans les affaires jointes T-344/19 et T-356/19 Front Polisario/Conseil, du 29 septembre 2021, annulant les décisions du Conseil relatives, d’une part, à l’accord entre l’UE et le Maroc modifiant les préférences tarifaires accordées par l’UE aux produits d’origine marocaine ainsi que, d’autre part, à leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable, l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) demande à l’UE de mettre fin à l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental qui se fait sans le consentement du peuple sahraoui et à son profit. 

 Introduction :

Le présent mémorandum a été élaboré par l’AFAPREDESA profondément troublée par la persistance et l’intensification des activités économiques et financières l’UE  au profit des autorités coloniales marocaines, en dépit des Arrêts dans l'affaire T-279/19 et dans les affaires jointes T-344/19 et T-356/19 Front Polisario/Conseil, du 29 septembre 2021, annulant les décisions du Conseil relatives, d’une part, à l’accord entre l’UE et le Maroc modifiant les préférences tarifaires accordées par l’UE aux produits d’origine marocaine ainsi que, d’autre part, à leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable .

 

Antécédents :

1. Le Sahara occidental a été une colonie espagnole depuis 1884 jusqu'en 26 février 1976. Depuis 1963, l’ONU considère le Sahara Occidental comme territoire non autonome à décoloniser.

2. A partir du 31 octobre 1975, bien avant le retrait espagnol, les troupes marocaines ont élaboré et exécuté un plan d’extermination contre la population civile sahraouie avec pour objectif de s’approprier du territoire du Sahara Occidental. Cette agression militaire a été facilitée la mise en place de la « Marche Verte »[2] et la signataire des Accords Tripartites[3] de Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie prévoyant le partage du territoire entre ces deux derniers pays sans le consentement du peuple sahraoui. Des clauses secrètes dudit accord prévoyaient, entre autres,le « droit » de pêche dans les eaux adjacentes au Sahara occidental au profit de 800 bateaux espagnols pour une durée de 20 ans selon les mêmes conditions que celles existant le 14 novembre 1975[4].La connivence maroco-espagnole  concernait également le maintien de 35% dans l’entreprise FosBucraa sur l’exploitation des mines phosphates de Bucraa[5].

3. Le 26 février 1976, l’Espagne se retire du Sahara Occidental et  s’est déchargée unilatéralement du territoire enfreignant ainsi ses responsabilités en tant puissance administrante telles que prévues dans l’article 73 de la Charte de l’ONU.  

4. Le 27 février 1976, le Front Polisario proclame la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) pour combler le vide juridique laisser par le retrait espagnol. La RASD est reconnue par 84 Etats. En 1982, la RASD est devenue membre de l’Organisation de l’Unité Africaine. Depuis 2002, la RASD est membre fondateur de l’Unité Africaine[6].  Le Maroc qui s’était retiré en  1984 en protestation pour l’admission de la RASD. Le 31 janvier 2017, le Maroc a adhéré à l’UA. Depuis lors, les deux Etats membres siègent au sein de l’UA. La Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA a réitéré, le 29 janvier 2018, son appel aux deux Etats membres afin de s’engager "sans conditions préalables dans des pourparlers directs et sérieux, facilités par l'UA et l'ONU pour la tenue d’un référendum libre et juste pour l'autodétermination du peuple sahraoui[7].

5. L'agression, l'occupation et l'annexion marocaines d’une partie du territoire du Sahara Occidental  constituent une violation grave du droit international, et le peuple du Sahara Occidental conserve son droit à l'autodétermination conformément à la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée Générale de 1961[8]. Par conséquent, le statut du Sahara Occidental est celui d'un territoire occupé, tel que stipulé par l'AG ONU dans sa résolution 34/37 de 1979. Durant ces 43 années, le Maroc s’est livréàde multiples violations des droits de l’homme, y compris le Génocide[9].

6. Cette agression et occupation constituent une grave violation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, tel que reconnu par l’Assemblée Générale de l’ONU[10], la Cour Internationale de Justice[11], les Résolutions du Conseil de Sécurité[12], les résolutions de l’Union Africaine[13], les arrêts de la Cour de Justice Européenne et les Conventions Internationales des Droits de l’Homme, notamment les le Pacte International des droits Civils et Politiques et le Pacte des Droits Sociaux, Economiques et Culturels. 

7. La relation actuelle entre le Royaume du Maroc et le Sahara occidental est celle d'une occupation. Le Maroc est donc soumis au droit de l'occupation : le Droit International et le Droit International Humanitaire[14], en ce qui concerne la modification des lois, des relations de propriété,...

Les Accords de l’UE avec le Maroc : De l’exploitation illégale de facto à la tentative de la légalisation du pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental :

13. A l’origine des pratiques illégales concernant l’exploitation des ressources naturelles, les clauses secrètes de l’accord illégal tripartites de Madrid et les postérieurs accords entre l’Espagne et le Maroc. L’UE ayant assumé ses accords illégaux lors de l’adhésion de l’Espagne[15]Pour comprendre la controverse soulevée par les accords de pêche avec Maroc voir l’Etude du Professeur Juan Domingo Torrejón Rodríguez: «El Parlamento Europeo, el Sáhara Occidental y el Acuerdo de pesca de 2006 entre la Unión Europea y Marruecos»[16]. Depuis lors, l’UE a appliqué de facto aux produits du Sahara les mêmes tarifs préférentiels que celles du Royaume du Maroc sans avoir jamais obtenu ni le consentement du peuple ni l’accord de son représentant légitime le Front Polisario. 

14. Suite à l’arrêt de la CJUE du 21 décembre du 2016 qui avait jugé que  l’Accord agricole entre l’UE et le Maroc ne s’applique pas au Sahara Occidental puisque ce territoire non autonome a un statut distinct et séparé du Maroc, l’UE a continué d’appliquer de facto les tarifs préférentiels aux produits du Sahara Occidental.

15. L’arrêt de CJUE du 27 février 2018 a tranché dans le même sens que l’arrêt précédant. Pourtant, les navires de l’UE ont continué de spolier les ressources naturelles du Sahara Occidental comme si rien n’était jusqu’à l’expiration de l’accord de pêchele 14 juillet 2018.

16. Le 16 juillet 2018,le Conseil de l’Europe (Conseil ci-après) a validé les  propositions de la Commission Européenne (Commission ci-après) modifiant l'accord d'association avec le Royaume du Maroc en vue d'accorder des préférences aux produits du Sahara occidental, en violation de l'arrêt de la CJUE. En effet, le 11 juin 2018 la Commission Européenneavait adopté des propositions visant modifiant les protocoles nº 1 et nº 4 concernant  l'accord d'association avec le Royaume du Maroc en vue d'accorder des préférences aux produits du Sahara occidental (Voir (COM(2018)479 final 2018/257 (NLE)).  Ces propositionssont accompagnées d’un document de travail des services de la Commission sous le titre : « Rapport sur les bénéfices pour la population du Sahara occidental, et sur la consultation de cette population, de l'extension de préférences tarifaires aux produits originaires duSahara occidental » (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018)[17].

17. D’autre part, le 24 juillet 2018, la Commission a signé un nouvel accord de pêche avec le Royaume du Maroc, englobant les eaux adjacentes du Sahara Occidental. La négociation pour y arriver s’est déroulée sans aucune transparence vis-à-vis du peuple sahraoui et les organisations internationales concernées, y compris l’ONU et l’UA.  Cette démarche opaque s’est entièrement exécutée dans les bureaux de Rabat et de Bruxelles exclusivement avec la partie marocaine sans jamais ni mener des visites de terrains ni réaliser les études qui s’imposent notamment en ce qui concerne les impacts environnementaux   et/ou sur les droits de l’homme.

18. L’UE a perpétué ainsi l’application de facto d’une pratique jugé illégale par la CJUE puisqu’elle ne compte pas sur le constamment du peuple sahraoui ni l’acceptation du son représentant légitime le Front Polisario. 

L’occupation et l’obligation de non-reconnaissance :

19. Durant ces 46 ans d’occupation marocaine au Sahara Occidental, l’UE a privilégié le pillage des ressources naturelles au détriment de  ses propres valeurs, de sa justice, de la légalité africaine et  de la légalité internationale. En signant des Accords qui incluent les territoires occupés du Sahara Occidental, l’UE épouse la thèse selon laquelle le Royaume du Maroc serait la puissance administrante de fait , sans toutefois oser à l’exprimer aussi clairement dans le document des services de la Commission (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018). Ledit rapport se contente de dire que : « L'Union européenne considère que le Maroc administre ce territoire non-autonome », sans jamais développer à quel titre le Maroc administre les territoires occupés du Sahara Occidental ? Pourtant, la réponse à cette question aussi triviale  qu’impérative est à même de garantir la légalité de toute Accord International relative au Sahara Occidental.

20. Comme le rappelle l’Avocat General dans ses conclusions dans l’Affaire Affaire C266/16, du 10 janvier 2018, loccupation  marocaine du Sahara Occidental ne fait pas lombre de doute et est largement reconnue, y compris par les Nations Unies.   En plus, l’Avocat General dans le point 252 de ses Conclusions, pour être valide et  « applicable un accord international au territoire occupé, la puissance occupante doit agir en sa qualité de puissance occupante et non en tant que souverain du territoire occupé car l’annexion d’un territoire occupé est strictement interdite ».  Ce qui est loin du cas du royaume du Maroc qui se considère souverain dans un territoire occupé par la force des armes en violation flagrante de la légalité internationale en vigueur. 

21. Faut-il rappeler à l’UE que concernant les territoires occupés, les tiers (comme d’autres Etats ou organisations régionales dont l’UE ) ont l'obligation de ne pas reconnaître une annexion illégale et de ne pas contribuer à la poursuite de l'occupation et de l'annexion ? [18]

22. En adoptant les propositions  visant à modifier les protocoles nº 1 et nº 4, en incluant explicitement les territoires occupés du Sahara Occidental, l’UE se rend complice de l’annexion illégale, de la persistance de l’occupation marocaine, des graves violations des droits de l’homme y compris le génocide. Elle viole ainsi son obligation de ne pas reconnaître une situation illégale découlant d’une violation du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, de sa souveraineté permanente sur les ses ressources naturelles  et de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de cette situation illégale.

L’UE consacre la division du territoire imposée par le mur de la honte, porte atteinte à l’intégrité territoire du Sahara Occidental tel que reconnue internationalement et viole l’Acte Constitutif de l’Union Africaine (UA):

23. Pour les rédacteurs du rapport des Services de la Commission  (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018), « l’expression « Sahara occidental » fait référence à la partie du territoire administrée de fait par les autorités marocaines ». C’est-à-dire que le Sahara Occidental se réduirait à la seule partie occupée par le Maroc !!! 



Rapport des Services de la Commission  (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018)

 

24. C’est là une grave atteinte à l’intégrité territoriale du Sahara Occidental tel que reconnue internationalement aussi bien par l’ONU[19], l’UA et même l’UE[20].  En outre, il faut  rappeler que la résolution2232 (XXI) du 20 décembre 1966 et la résolution 2357 (XXII) du 19 décembre1967 des Nations Unies ont réitéré que toute destruction de l’intégritéterritoriale des territoires coloniaux dans le processus de décolonisation est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies et la résolution 1514 (XV) de 1960 de l’Assemblée Générale de l’ONU. La résolution des Nations unies sur la décolonisation datant de 1960 est claire : le démembrement partiel ou total d’un territoire avant la décolonisation est prohibé.

25. La Commission n’a aucune légitimité pour procéder à démembrer le territoire du Sahara Occidental et encore moins d’exclure arbitrairement  du Sahara Occidental les territoires libérés  sous administration de la République Sahraouie.  Cette démarche viole également l’Acte Constitutif[21] de l’UA, notamment l’article 3 b. concernant la défense de la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de ses Etats membres ; et l’article 4 b. Respect des frontières existant au moment de l'accession à l'indépendance.

26. En procédant de la sorte, l’UE tente de se dérober de son obligation de faire bénéficier tout le peuple sahraoui de ses ressources naturelles comme le stipule les différents arrêts de la CJUE et non une petite partie de ce peuple dilué dans une marée de colons marocains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte du Sahara Occidental, selon l’ONU

 

Carte du Sahara Occidental avec ses délimitations internationales comme reconnu par l’UE

 

 

Le Conseil et la Commission violent les arrêts de la CJUE et les avis juridiques sur les ressources naturelles du Sahara Occidental :

27. Le prétexte utilisé pour justifier une telle démarche est, selon la Commission Européenne, de  soutenir le développement socio-économique du Sahara Occidental mais curieusement seulement pour la partie occupée!.  Or dans le cas du Sahara Occidental, territoire non autonome distinct et séparé du Royaume du Maroc, la question n’est pas de savoir si un tel accord nuit ou bénéficie le peuple sahraoui sinon qu’ «en vertu du principe de droit international général de l’effet relatif des traités, dont la règle figurant à l’article 34 de la convention de Vienne constitue une expression particulière, les traités ne doivent ni nuire ni profiter à des sujets tiers sans leur consentement (voir arrêt du 25 février 2010, Brita, C‑386/08, EU:C:2010:91, points 44 et 52) »[22].

28. Tout démontre que la Commission et le Conseil  ont contourné les arrêts de la CJUE sur le Sahara Occidental  ainsi que les différents avis juridiques émis par l’ONU[23] et l’UA[24]sur la question de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental. Les arrêts de CJUE et les avis juridiques internationaux sont unanimes à considérer que de tels accords ne sont valables sans le constamment du peuple sahraoui et s’ils ne se réalisent à son profit. L’Avis juridique de l’UA précise que « Le Maroc n'a aucun droit légal, selon la Charte des Nations Unies et le droit international, d’occuper ou gouverner le territoire du Sahara Occidental ». Il ajoute qu’« en conséquence, le peuple du Sahara Occidental et ses représentants légitimes ne doivent pas seulement être consultés, mais ils doivent consentir et participer efficacement à l’établissement de tout accord qui implique l'exploitation des ressources naturelles dans le territoire du Sahara Occidental ». Il conclut que « toute exploration et l'exploitation des ressources naturelles, renouvelables ou non, par le Maroc, tout autre Etat, groupe d'Etats ou entreprises étrangères au Sahara Occidental, est contraire à la Charte des Nations Unies, au droit international coutumier et donc illégale car en violation du droit international ». Le même avis invite« les États membres des Nations Unies et leurs entreprises à respecter leurs obligations internationales et à ne pas investir ou explorer et/ou exploiter les ressources du Sahara Occidental sous couvert d’accords avec le Maroc comme « puissance occupante », qui ne font que contribuer à « poursuite ou la légitimation de la situation coloniale au Sahara Occidental ».

 Consultation de la population coloniale au lieu et place du consentement du peuple sahraoui : 

29. Rien qu’en utilisant le terme de « population » au lieu du peuple sahraoui et «consultations» au lieu et place du consentement du peuple sahraoui démontre, si besoin, que l’UE viole sa propre législation telle qu’exposer  sans équivoque par les arrêts de la CJUE.  Ce qui dénote d’une volonté délibérée de la Commission et du Conseil d’un parti pris de soutien aux thèses coloniales marocaines.  Pour justifier une telle aberration, les services de document des services de la Commission (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018) présente plusieurs prétextes :

30. La Commission se base sur le fait que « terminologie variable au niveau des documents de l'ONU. Par exemple, l'avis du 16 octobre 1975 de la Cour internationale de justice utilise, dans ses conclusions, le terme «populations» dans la version française mais «people» dans la version anglaise. »  Or  l’Assemblée générale de l’ONU avait utilisé depuis les années 60 les termes « population autochtone » ou « population » tout en  réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations unies et dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Par ailleurs, cette terminologie variable n’est pas exclusive au cas du Sahara Occidental. Elle concerne pratiquement tous les cas de décolonisation  soumis à l’appréciation de l’ONU[25].

31. Contrairement aux prétentions de la Commission, la MINURSO a bien menée un processus d’identification concluant. En effet, MINURSO a bel et bien parachevé l'identification de quelques 198 000 candidats au referendum d'autodétermination. L’identification a abouti à la publication par l'ONU en février 2000 d'une liste provisoire comportant 86 349 votants. Ce qui contredit également sa prétention que les « populations sahraouies, traditionnellement nomades, ont des liens familiaux qui dépassent les frontières de la région» .  C’est justement l’un des prétextes avancées Royaume du Maroc pour se dérober de ses engagements pour la tenue du Referendum d’autodétermination conforment au Plan de règlement pacifique de l’ONU et l’OUA de 1991. En adoptant la même attitude que le Maroc, l’UE risque de se convertir en partie du problème, s’elle ne l’est déjà, au lieu d’être partie de la solution. 

32. Le pire c’est qu’en adoptant une telle approche, l’UE confonde pêlemêle peuple sahraoui et colonies de peuplement marocain sous la terminologie soft de « populations locales » ou « populations concernées ». Alors que les colons ne sont pas concernés par le bénéfice des ressources naturelles qui sont propriété exclusive du peuple sahraoui et de leurs représentants internationalement reconnues. Il s’agit là d’un encouragement manifeste de l’UE au Maroc pour la poursuite du« transfert d’une partie de la propre population civile marocaine dans le territoire occupé »enfreignant ainsi l’article 49, paragraphe 6, de la convention IV de Genève qui interdit à la puissance occupante de procéder à pareil transfert. Il s’agit également d’une infraction grave du protocole additionnel I des Conventions de Genève [voir article 85, paragraphe 4, sous a)] ainsi qu’un crime de guerre [article 8, paragraphe 2, sous b), viii)du statut de Rome de la Cour pénale internationale, Recueil des traités des Nations unies, vol. 2187, p. 3]. Bien que le Royaume du Maroc a seulement signé mais n’a toujours pas ratifié le statut de Rome, il  est tenu moralement d’agir de bonne foi pour s’y acquitter. L’UE devrait l’y encourager conformément à ses propres décisions[26] visant à promouvoir un soutien universel au statut de Rome.

33. Concernant les prétendues consultations avec les « populations concernées », les services de la Commission européenne et le SEAE  prétendent avoir tenu des consultations avec « un large éventail d'organisations représentatives de la société civile sahraouie, des parlementaires, des opérateurs économiques et des organisations parmi lesquelles le Front Polisario ».Une telle affirmation est pure invention des services de la Commission et le SEAE puisse d’une part, le Front Polisario n’a jamais été consulté sur ledit accord pour preuve les échanges de courriers entre la Commission et le Front Polisario[27]. En plus, 94 sur les 112 organisations ou personnes contenues dans l’annexe du document des services de la Commission (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018) n’ont jamais participé aux prétendues consultations, y compris l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA)[28].

34. En plus, en termes de bénéficiaires directs de l’exploitation de ressources naturelles sont dans leur majorité des colons marocains ou des étrangers. Dans le domaine de pêche, et dans le seul secteur de Dakhla Oued Dahab (Rio de Oro), sur les 75 licences de pêche, 3 sont octroyées à 100%, une à 34% et une à 35% à 4 sahraouis[29]. Ce qui représente à peine 5% des licences locales dans cette région exploitée également par les bateaux de l’Union Européenne et d’autres pays.  

Point 72 du rapport S/2018/277 du Secrétaire Général de l’ONU, mars 2018.

35. En plus et bien que reconnaissant que la population réfugiée à Tindouf est partie du peuple sahraoui, la Commission n’a toutefois pas l’intention ni de la consulter ni de la faire bénéficier des accords signés avec la Puissance Occupante. La Commission tente de se laver l’image en avançant que « l’Union soutient les populations sahraouies via l’Instrument européen pour la Démocratie et les droits de l’Homme et l’aide humanitaire en faveur des réfugiés »[30] tout en reconnaissant que l’aide humanitaire aux réfugiés sahraouis est en diminution constante. La situation des réfugiés sahraouies est par ailleurs qualifiée d’effroyable par le Secrétaire General de l’ONU, dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental, par le fait, en autres, qu’ils n’ont pas accès aux ressources naturelles du Sahara Occidental[31]. Cette population s’élève selon le HCR, au 31 décembre 2017, à 173 600 habitants[32].

Les droits de l’homme sacrifiés au profit des intérêts de certains pays de l’UE:

36. Bien que l’UE a toujours fait valoir que les droits de l’homme sont partie intégrante de sa politique interne et internationale, force est de constater que les graves violations au Sahara Occidental, y compris le génocide, n’ont jamais fait l’objet de prises de mesures ou actions de la part de l’UE. Tout au plus, l’UE se contente d’exprimer sporadiquement sa préoccupation sans jamais ni condamner ni même pas prendre les mesures telles que prévues dans les accords conclus avec le Royaume du Maroc.

37. De plus, dans ses déclarations l’UE Aucun de ces documents ne prévoit de disposition qualifiant le statut du Sahara occidental d'occupé et d'illégalement annexé. Le dernier rapport sur les droits de l'homme de l'Union mentionne avec euphémisme que "Le Sahara occidental est un territoire contesté par le Maroc et le Front Polisario".

38. Pour les Services de la Commission  (SWD(2018) 346 final du 11.6.2018) « la situation des droits de l'homme au Sahara occidental correspond, de manière générale, à la situation des droits de l'homme au Maroc ».

39. D’abord, la situation à l’intérieure du Maroc est très grave puisque des centaines de prisonniers politiques marocains croupissent dans les bagnes marocains et souffrent au quotidien de mauvais traitements et de la torture. De nombreux activistes marocains ont été condamnés à de peines allant jusqu’aux 20 ans  de prison ferme pour le simple fait d’avoir participé à une manifestation pacifique ou osé exprimer des revendications sociaux économiques. Le cas de Nasser Zefzafi, candidat au prix Zarakhouv, en est la parfaite illustration.

40. D’autre part, concernant les territoires occupés du Sahara Occidental, les autorités marocaines sont responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, y compris le génocide.

41. Le Royaume a nié durant de nombreuses années l’existence des disparitions. Vers la fin des années 80, la découverte des lieux de détentions clandestins de PCCMI El Aaiun, GalaatMagouna et Tazmamart a permis de mener des campagnes pour connaitre le sort des personnes disparues. Ce qui a pu se développer grâce à l’appui de l'Association des droits de l´homme de l'Espagne (APDHE)  et Amnistie Internationale (AI), entre autres.

42. Le 22 juin 1991, 322 disparus sahraouis ont été libérés grâce à la mobilisation mondiales des organisations internationales et l’intervention de certains pays dont la France et les Etats Unies d’Amérique.

43. En 1999 et suite à l’intervention de M. James Baker, Envoyé Personnel des Nations Unies pour le Sahara Occidental, le Royaume a donné une réponse sur 207 cas soumis à l’ONU. Excepté sa reconnaissance du décès de 43 cas, avérés par les témoignages des rescapés de KalaatMagouna, le Royaume du Maroc a donné des réponses totalement fausses. Pour la plupart des cas soulevés, les autorités marocaines affirmaient que les personnes ou bien étaient établis dans les camps de Tindouf, en Mauritanie ou en Espagne. Pour le reste, elles affirmaient qu’elles étaient inconnues ou mortes au cours des opérations militaires. 

44. En 2004, le Royaume du Maroc créa l'Instance Équité et réconciliation (IER) chargée de mener des investigations  sur les disparitions forcées, et autres graves violations, depuis l’indépendance du Maroc jusqu’en 1999, date du décès d’Hassan II. Cependant l’IER n'avait révélé aucune information avérée sur les centaines de cas des disparitions forcées au Sahara Occidental. Tout au plus, cette instance s’est contentée d’offrir, à certaines victimes, des dédommagements financiers et de présenter des recommandations sur l’impunité et les garanties de non répétition, qui n’ont jamais été mises en œuvre

45. En Décembre 2010, le Conseil Royal Consultatif pour les Droits de l'Homme (CCDH) du Maroc a publié un rapport intitulé « sur le suivi de la mise en place des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation, annexe 1: les cas de disparitions forcées » . Dans ce rapport, le Royaume du  Maroc reconnaissait l’existence d’un total de 940 disparus,  dont 638 sahraouis parmi lesquels 351 seraient décédés au cours de leur détention, le reste ayant été libéré. Bien que ces chiffres sont loin de refléter la réalité des disparitions forcées au Sahara Occidental et au Maroc, les autorités reconnaissent que plus des 2/3 des victimes sont sahraouies.

46. Concernant ces 351 personnes qui, selon le rapport, seraient décédés 144 personnes auraient péri au cours de batailles militaires, sans préciser ni leur identité ni les circonstances exactes des décès et le reste des personnes seraient décédés lors de leur séquestration ou ont été exécutés (115 personnes dans les différentes casernes militaires, dont 14 enfants de 3 mois à 15 ans et 11 femmes, 43 personnes dans les centres d’Agdez et de GalaatMagouna, dont deux femmes, 23 personnes à El Aaiun, tous ces cas, dans des conditions de souffrance extrême en raison des traitements inhumains imposés,  comme  le reconnaît le rapport lui-même et probablement ayant causé la mort de 13 personnes par exécutions suite à une sentence militaire, sans la reproduire...).

47. Le rapport du CCDH se contente de reconnaitre le décès de ces personnes sans donner aucune preuve de ce qu’il avance. La terminologie utilisée est vague et ne répond pas aux attentes des familles. Dans la plupart des cas, le CCDH affirme simplement que le décès est dû aux « conditions » ou qu’« il existe des preuves fortes et concordantes qu’il est décédé durant sa détention. » Les versions fournies par l’IER et/ou le CCDH sont stéréotypées, fragmentées et ne montrent pas toute l’analyse spécifique pour chaque cas évitent de parler des causes réelles des décès ou des responsabilités, attribuent le décès aux "conditions" sans aucune explication sur celles-ci.

48. Les informations sont rares et contradictoires. Dans de nombreux cas, elles sont en contradiction avec celles fournies par des parents et des témoins.

49. Le rapport reconnaît que les auteurs de ces crimes appartiennent à différents corps militaires marocains, notamment l'armée, la gendarmerie et les forces auxiliaires. Cependant, aucune mesure de poursuites contre les auteurs des crimes des disparitions forcées n’a été engagée.

50. Le rapport du CCDH en 2010 a déclaré que treize disparus sahraouis auraient été exécutés en vertu de l'ordonnance de la Cour de l’ordre militaire du Maroc le 19 octobre 1976. Toutefois, le rapport ne fournit pas de copie d’une telle sentence.

51. En janvier 2013, une demande conjointe a été présentée à la Cour de l’ordre militaire à Rabat, par un groupe de familles de disparus sahraouis, pour obtenir une copie de la décision qui avait ordonné l'exécution présumée des 13 disparus. Cette requête a été refusée. En avril 2013, une demande a été envoyée au CNDH sur cette question. Les familles sont toujours en attente d’une réponse du CNDH. Au moment de la rédaction du présent rapport, le sort et le lieu où se trouvent les 13 personnes demeurent inconnus.

52. Plus grave encore, la découverte de deux fosses communes en 2013 à FadretLeguia  sème le doute quant aux réponses contenues dans le rapport du CCDH. En effet, il est clair que ces informations sont fausses et en flagrante contradiction avec les preuves médico-légales de l’équipe d’experts indépendants de l’Université du Pays Basque .   Sans preuves irréfutables, les familles des disparus continueront de réclamer le sort de leurs chers parents séquestrés par les forces marocaines au Sahara Occidental.

53. Les huit personnes retrouvés et identifiés son : Salma Daf Sidi Salec (DIN Espagnol: A-4525013), Bachir Salma Daf (enfant), SidahmedSegriYumani (DNI Espagnol: A-3136048), Salama Mohamed-Ali SidahmedElkarcha (DNI Espagnol: B-1324045), Sidi Salec Salma (enfant), Salma Mohamed Sidahmed (DNI Espagnol: A-3509018), Mohamed Moulud Mohamed Lamin (DNI Espagnol: A-4520032) et Mohamed AbdelaheRamdan (DNI Espagnol: A 9013149). Tous avaient la nationalité espagnole au moment des faits et l’Espagne continue d’assumer sa responsabilité directe en tant que puissance adminisatrantede ieure. Aucune démarches n’a pourtant été entreprises par les autorités espagnoles.

26. La seule réaction des autorités marocaines sur cette découverte est venu du CNDH qui a déclaré, le 16 septembre 2013, que : « Le CNDH tient à souligner sa disponibilité pour recevoir en bonne et due forme tout élément permettant d'avancer dans l'établissement de la vérité. De même, il prendra contact avec les familles des huit personnes évoquées pour recueillir tout élément d'information nouveau, étant entendu que la justice marocaine peut être en permanence saisie, conformément au droit marocain et au droit international. » Après 5 années, aucun contact ne s’est établi avec les familles ni des poursuites contre les responsables des crimes de disparitions forcées.

27. Les recherches dans les fosses communes se poursuivent, des avancés importants ont été réalisées dans les territoires libérés de la République Sahraouie. Grace à la collaboration des experts indépendants de l’Université des Pays Basques, nous avons pu récupérer 16 corps dont 4 femmes et deux mineurs. L’identité de 10 personnes est révélée par l’Analyse ADN et actuellement l’AFAPREDESA tente d’élucider le reste des cas. 

28. L’AFAPREDESA reste profondément préoccupé par la non résolution du sort des disparus sahraouis dont le nombre s’élève actuellement à 444 disparus.

 

Recommandations :

 L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) est profondément troublée par la persistance et l’intensification des activités économiques et financières l’UE  au profit des autorités coloniales marocaines. Ce qui empêche les aspirations légitimes du peuple sahraoui à recouvrir tous les droits consacrés par la légalité internationale en vigueur, y compris son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

 L’AFAPREDESA appelle l’UE et ses institutions à :

  •   Déclarer sans équivoque que l'annexion du Sahara Occidental par le Maroc n’est pas et ne sera jamais reconnue;
  •  Interdire toutes les actions qui, comme les investissements, pourraient soutenir l'annexion, y compris le soutien à l'activité économique dans le territoire occupé sous l'égide de la puissance occupante.
  •   Prendre des sanctions à l'encontre de l'État occupant, le Royaume du Maroc, puisque l'occupation (et  l'annexion) viole le droit international, y compris des sanctions allant jusqu'au gel des avoirs et à l'interdiction de visa contre les responsables de l'annexion, ou qui en tirent profit.
  •       Prendre des mesures visant à empêcher que le financement de l'Union provenant des fonds et autres instruments financiers et de coopération bénéficient aux colonies de peuplement et aux autres structures qui maintiennent une situation d’occupation et annexion.
  •        Publier des informations destinées aux parties privées sur l’illégalité de tout investissement ou activité économique qui ne se fait pas avec le consentement du peuple sahraoui.
  •    Les organisations signataires demandent aux Nations Unies, à l’UA et aux insistances démocratiques de l’UE, y compris ses Etats membres, à agir promptement pour que :
  •       L'Union se conforme au droit et limite de manière explicite l'application de tout Traité ou Accord bilatéral avec le Royaume à son territoire reconnu internationalement. Tout le territoire occupé/annexé du Sahara Occidental doit être exclu du champ d'application du Traité ou Accord, y compris les produits originaires des colonies illégales dans les territoires occupés et les entités qui y ont des activités. Des mécanismes de contrôle efficaces, tels que des règles d'origine strictes ou des exigences d'étiquetage, doivent être mis en place pour garantir que les produits originaires de territoires occupés/annexés du Sahara Occidental ou les entités qui y ont des activités ne tirent pas profit des échanges avec l'Union ou de son soutien financier. Le mécanisme juridique existant à cette fin doit être pleinement mis en œuvre dans la pratique
  •       L'Union permette aux organisations locales non occupantes de bénéficier de ces dispositions, pourvu qu'elles répondent aux intérêts des peuples concernés et soient conformes à leurs vœux.
  •       En règle générale, l'Union et ses États membres ne devraient pas reconnaître les actes juridiques qui procèdent de nouvelles lois introduites par une puissance occupante illégale. Toutefois, des exceptions doivent être faites pour protéger les intérêts légitimes de certaines parties privées, en particulier la population sahraouie proprement dite. L'effet juridique des actes administratifs de l’occupant marocain ne devrait pas être reconnu,  excepté pour  le cas des certificats de naissance et des contrats qui n'ont pas de répercussions sur la souveraineté permanente du peuple occupé sur ses ressources naturelles et qui n'affectent pas les dispositions existantes en matière de propriété ou d'autres droits protégés de la population d'origine.
  •   Conformément au devoir de non-reconnaissance, l'Union ne devrait jamais envoyer de représentation diplomatique sur le territoire occupé du Sahara Occidental. L'Union devrait adopter une politique systématique consistant à ne rendre aucune visite officielle aux représentants d'une puissance occupante sur le territoire occupé ou annexé du Sahara Occidental, sauf si, le cas échéant, l'objectif est de demander des comptes à la puissance occupante (par exemple pour assurer le respect des droits de l'homme et du droit humanitaire international), d'aider les citoyens de l'Union européenne en situation de détresse, ou de soutenir la population locale légitime (à l'exclusion des colons). En tout temps, la non-reconnaissance doit être claire et sans équivoque.
  •        L'Union devrait décourager les entreprises de l'Union de nouer des liens commerciaux avec les colonies et d'y investir en publiant un avis officiel ou en décrétant une interdiction.
  •        L'Union devrait soutenir les populations locales légitimes dans les territoires occupés grâce à l'aide au développement et à des activités similaires, tout en veillant à ne pas soutenir les implantations illégales et les autres projets qui renforcent l'occupation.
  •        En ce qui concerne l'aide au développement, l'Union devrait fournir des orientations claires sur l'approche à adopter en matière de coopération avec la puissance occupante en ce qui concerne les violations du droit international, les violations des droits de l'homme, et la démolition d'infrastructures financées par l'Union. L'Union devrait entamer un examen juridique de la possibilité d'exiger une indemnisation, lorsque des projets financés par l'Union sont détruits par une puissance occupante.
  •        L'Union devrait continuer de promouvoir l'application du DHI. Les missions pertinentes du SEAE devraient être pleinement informées du DHI et rappeler leurs obligations aux puissances occupantes en vertu du droit humanitaire international chaque fois que c'est nécessaire. Dans leurs communications avec les autorités responsables, les représentants de l'Union devraient, chaque fois que c'est nécessaire, faire spécifiquement référence aux règles applicables à l'occupation.
  •        L'Union devrait également continuer de promouvoir les normes internationales des droits de l'homme et exiger des puissances occupantes qu'elles répondent de leur comportement dans les territoires occupés, que la puissance occupante trouve les obligations relatives aux droits de l'homme applicables ou non. L'Union européenne devrait notamment tenir compte du fait que l'exercice de la liberté d'expression et du droit de réunion pacifique est souvent limité par la puissance occupante.
  •        Pour aider à protéger les droits de l'homme des populations sahraouies, l'Union devrait soutenir les défenseurs des droits de l'homme, les organisations de la société civile et exiger l’éclaircissement du sort de plus de 400 disparus et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques.
  •        Des mesures restrictives (sanctions) devraient être appliquées aux occupants illégaux, ainsi qu'aux individus et aux parties privées qui contribuent à une occupation illégale. Des mesures peuvent également être prises contre les individus et les parties privées qui se contentent de profiter d'une occupation illégale, au moins pour annuler le bénéfice qu'ils en tirent. Ces décisions doivent préciser les raisons pour lesquelles des sanctions ont été introduites à l'encontre de chaque cible.
  •        L'Union et ses États membres devraient, chaque fois que c'est possible, poursuivre devant les tribunaux compétents les fonctionnaires de l'occupant illégal ainsi que les autres parties impliquées dans les crimes de guerre et autres crimes, y compris le crime de pillage.
  •        Dans ses efforts politiques et diplomatiques visant à résoudre question du Sahara Occidental, l'Union devrait toujours garder à l'esprit que ces situations sont des conflits entre un agresseur et une victime, dans lesquels la victime est généralement la partie la plus faible. L'Union ne devrait pas soutenir de solution qui n'aurait pas été acceptée librement et sans contrainte par le peuple sahraoui.
  •        Face à la situation d'occupation du Sahara Occidental qui est actuellement à l'agenda de l'Union (que ce soit au Conseil et dans ses groupes de travail, à la Commission ou au Parlement), une évaluation juridique doit être mise à la disposition des décideurs. Celle-ci devrait être fournie par les services juridiques concernés et, dans le cas du Conseil et de ses groupes de travail, de préférence par le Groupe de travail du Conseil sur le droit international public (COJUR)) en tenant dûment compte des récents arrêts de la CJUE.
  •        Le Parlement européen devrait refuser de donner son blanc-seing aux traités et aux autres accords et mesures qui contreviennent à l'obligation de non-reconnaissance et/ou qui soutiennent la poursuite d'une occupation ou d'une annexion illégale.
  •        Dans ses résolutions relatives à des situations qui impliquent une occupation et une annexion, le Parlement européen devrait clarifier son point de vue sur le statut du territoire en question et réaffirmer que le droit relatif aux droits de l'homme et le droit humanitaire international s’applique au territoire occupé du Sahara Occidental et que l’annexion illégale de ce territoire par le Maroc ne sera jamais reconnue.
  •        Le Parlement européen et ses membres devraient régulièrement demander à la Commission et aux autres organes responsables de l'Union européenne des informations concernant la mise en œuvre des accords conclus le Royaume du Maroc et des projets en cours dans ce pays, afin de s'assurer que l’occupation ou/et l’annexion illégale du Sahara Occidental n'est reconnue ou soutenue.
  •        Les membres du Parlement européen devraient demander aux autorités nationales de leur État d'origine, par ex. les autorités douanières, des informations concernant la mise en œuvre des accords conclus le Royaume du Maroc et des projets en cours dans ce pays, pour s'assurer qu'aucune occupation ou annexion illégale n'est reconnue ou soutenue.

Campements des réfugiés sahraouis, le 15 octobre 2021

 

 

 

 



[1]Voir point 194 des Conclusions de l’Avocat Général de la CJUE dans l’Affaire C266/16 du 10 janvier 2018. http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=198362&pageIndex=0&doclang=FR&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=350765#Footnote201

[2]Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 6 novembre 1975, la résolution 380 (1975) sur le Sahara occidental, dans laquelle «déplore l’exécution de la marche » et « demande au Royaume du Maroc de retirer immédiatement du territoire du Sahara occidental tous les participants à la marche ».

[3]Ces accords sont illégaux. Analyse de ces accords dans l’article du Professeur Carlos Ruiz Miguel https://www.clublibertaddigital.com/ilustracion-liberal/26/los-acuerdos-de-madrid-inmorales-ilegales-y-politicamente-suicidas-carlos-ruiz-miguel.html ,

[4] Voir Cortes (Parlement Espagnol), Journal de sessions du Congrès des Députés d’Espagne, 1978, n° 15, p. 498 (discours de M. Manuel Marín González, député du Parti Socialiste Ouvrier  Espagnol, par la suite vice-président et président intérimaire de la Commission européenne). Voirégalement, Alemany Torres, F., « Acuerdo de pesca con Marruecos », El País, 8 février 1978. https://elpais.com/diario/1978/02/08/economia/255740428_850215.html

[5]Voir réponse du Gouvernement espagnol sur les inversions au Sahara Occidental pag.712  (BOCG, núm. 295, 18-6-98)https://web.archive.org/web/20070927024545/http://www.mae.es/NR/rdonlyres/626913F2-C7FD-402F-B9F2-93680DE20C25/0/J6.pdf

[7]Voir décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA Assembly/AU/Dec. 677(XXX)https://au.int/sites/default/files/decisions/33908-assembly_decisions_665_-_689_f.pdf

[8]Article 1er de la Résolution 1514 (XV) de l'ONU: " La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l'homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération mondiales."

[9]Voir sentence des poursuites judiciaires par l’Audience Nationale Espagnole du 9 avril 2015. https://ceas-sahara.es/wp-content/uploads/2017/12/Auto_procesamiento_sahara.pdf

[10]L'Assemblée Générale de l’ONU proclame le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui à partir de 1965  (Résolution 2072 XX) demandant au Gouvernement de l'Espagne de prendre toutes les mesures nécessaires pour la libération du Sahara Espagnol. Demande réitérée en 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971, 1972 et 1973. Depuis 1975 à nous jour, l’Assemblée Générale de l’ONU réaffirme le droit à l’autodétermination dans ses résolutions sur la question du Sahara Occidental.  L’ONU a toujours proclamé l’application de  sa résolution 1514 (XV) quant à la décolonisation du Sahara Occidental.  

[11]Dans son avis consultatif sur le Sahara Occidental, la CIJ conclue que « La Cour n'a donc pas constaté l'existence de liens juridiques de nature à modifier l'application de la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara Occidental et en particulier l'application du principe d'autodétermination grâce à l'expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire ».

http://www.icj-cij.org/docket/files/61/6196.pdf

[12]Depuis l’adoption du Plan de Règlement de la question du Sahara Occidental, dans sa résolution 690 (1991), le Conseil de Sécurité réaffirme dans toutes ses résolutions son engagement à la recherche d’une solution qui permet le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.  

[13]Voir à cet effet, le 1er Rapport intérimaire de la Présidente de la Commission Africaine sur le Sahara Occidental  http://www.peaceau.org/uploads/cua.rapport.sahara.occidental..pdf

[14] Le Royaume du Maroc est partie aux Conventions de Genève au même titre que le Front Polisario qui y a adhéré depuis le 23 juin 2015.

[15]Voir conditions d’adhésion du Royaume d’Espagne et de la République portugaise et aux adaptations des traités (JO 1985, L 302, p. 23) dont « les articles 167, paragraphe 3, et 354, paragraphe 3 […] en ce qu’ils se réfèrent aux activités de pêche, imposent au Conseil de réserver les activités de pêche auxquelles se livraient l’Espagne et le Portugal sur la base des accords de pêche qu’ils avaient conclus avant leur adhésion» (arrêt du 8 mars 1995, Hansa-Fisch/Commission, T‑493/93, EU:T:1995:47, point 37).Voir egalement l’accord de coopération en matière de pêche maritime entre le gouvernement du Royaume d’Espagne et le gouvernement du Royaume du Maroc, signé à Rabat le 17 février 1977 (qui n’est jamais entré en vigueur), et protocole d’accord transitoire en matière de pêche maritime, signé à Rabat le 29 juin 1979 (BOE n° 253 du 22 octobre 1979, p. 24551 et celui du 1 août 1983 de coopération sur la pêche maritime entre le Royaume d’Espagne et le Royaume du Maroc (BOE n° 243 du 11 octobre 1983, p. 27588)  qui couvrent les eaux adjacentes au Sahara occidental.

[18]Voir notamment

[19]Voir carte du Sahara Occidental sur le site de l’ONU http://www.un.org/Depts/Cartographic/map/profile/wsahara.pdf

[20]Voir carte du monde, y compris le Sahara Occidental avec ses frontières internationales.

[21]Voir Acte Constitutif de l’UA http://unpan1.un.org/intradoc/groups/public/documents/idep/unpan003043.pdf

[22] Voir point 100 de l’Arrêt  ECLI:EU:C:2016:973 de la Cour de Justice de l’UE du 21 décembre 2016. http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=186489&pageIndex=0&doclang=FR&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=1398129

[23] Voir Avis Hans Corell S/2002/161  du 29 janvier 2002  http://www.arso.org/Olafr.pdf

[25] Parfois, l’ONU décrit certains peuples par « habitants indigènes  »  comme c’est le cas notamment du peuple de Somalie Française (Djibouti) voir résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU 2228 (XXI).

[29]Voir Morocco grants only 5% of fishing licences off Dakhla to Saharawishttps://www.wsrw.org/a105x4237

[30] Voir le « Rapport sur la coopération UE-Algérie - Edition 2016 » : https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/rapport_de_coorperation_2016_v.numerique.pdf

[31] Voir point 72 du rapport S/2018/277 du Secrétaire Général de l’ONU.

miércoles, 13 de octubre de 2021

Informe: Situación de Sultana Sid Brahim Jaya y su familia, 11 meses de asedio y agresiones

Campamentos de refugiados saharauis, a 13 de octubre de 2021

Informe: Situación de Sultana Sid Brahim Jaya y su familia,

11 meses de asedio y agresiones



        

"Las fuerzas de seguridad marroquíes me han amenazado de muerte claramente si continúo expresando mis posiciones políticas y rompiendo el intento de las autoridades de ocupación de imponer un apagón a la causa saharaui en las ciudades ocupadas".

Declaración à la Agencia de Prensa Argelina APS, el  22 de agosto de 2021


La comunidad internacional debe actuar urgentemente para salvar la vida de Sultana Sid Brahim Jaya  y asegurar su integridad física y psíquica, asi como las de sus familiares .


Introducción:

Son dos hermanas, Sultana y Luaara, dos defensoras de los derechos humanos y su madre Minatu Embeirik, de 84 años, así como otros miembros de la familia de Sid Brahim Jaya. Sultana Sid Brahim Jaya es defensora de los derechos humanos y presidenta de la Liga para la Defensa de los Derechos Humanos y la Protección de los Recursos Naturales en Bojador. Sus actividades de derechos humanos también se refieren al derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación e independencia, así como a todos los derechos humanos, especialmente los de la mujer. Su hermana Luara Sid Brahim Jaya es defensora de los derechos humanos y miembro de la Liga para la Defensa de los Derechos Humanos y la Protección de los Recursos Naturales en Bojador. También se ocupa de los derechos culturales, mediante la organización de un grupo musical y la preservación de las costumbres saharauis durante las fiestas patrióticas.

Estas tres mujeres saharauis han sido sitiadas, brutalizadas y constantemente agredidas física y sexualmente, durante 331 días, es decir cerca de 11 meses, en la ciudad ocupada de Bojador, por hombres sin escrúpulos, enviados por orden directa de un monarca digno de los reinos de las tinieblas, para llevar a cabo una de las misiones más sórdidas de la historia de los alauitas. Es una extraña reminiscencia de las amenazas lanzadas por Hassan II contra cualquier marroquí que se encuentre con un palestino. Fue el 24 de abril de 1987, tras el histórico encuentro entre el presidente saharaui Mohamed Abdelaziz y su homólogo palestino Yaser Arafat en Argel. En su discurso televisado de ese día, Hassan II no escatimó en sus palabras: "Quien se encuentre con un palestino, su casa se manchará con lo que no se diga, como hicieron mis antepasados", una referencia apenas ocultada a excrementos y basura de todo tipo que la población arrojaba sobre el domicilio de cualquier opositor al sultán tras asegurarse de que toda su familia y parientes están encerrados dentro hasta morir por asfixia. Sin embargo, Hassan II ocultó que utilizaba prácticas similares, a voluntad, contra opositores marroquíes y saharauis y contra sus familias. Desafortunadamente, no faltan ejemplos: la familia Oufkir, los hermanos Bourikat, la familia Mayara, la familia Ould Salek, la familia Leili, así como los muchos martirizados y sobrevivientes de las prisiones de terror en Tazmamart, Kalaat M'Gouna, Skoura, Derb Moulay Cherif, PC CMI… Kenitra, Marrakech, Meknes, Agadir, Sidi Ifni…, casi todas las ciudades tenían derecho a los jardines secretos de su majestad.

Hoy como ayer, métodos tan criminales como abyectos se multiplican contra el pueblo saharaui y el pueblo marroquí. Si bien las formas aparentes difieren, el objetivo es siempre el mismo: silenciar a todo aquel que se atreva a expresar una opinión que desagrada a Su Majestad. Algunos son acusados ​​de violación sexual, otros de espionaje en beneficio a una potencia extranjera y finalmente, como en el caso de la Sultana, no se presenta ningún cargo, ninguna orden judicial. “El orden viene de arriba”, tratan de justificarse sus verdugos encargados de hacer el trabajo sucio. Son al menos cuarenta agentes movilizados, las 24 horas del día, veinte de ellos in situ todo el tiempo. Nadie puede entrar a la casa de Jaya excepto ellos. Todos los días, asaltan, amenazan, intimidan, violan sexualmente a voluntad. Todas las autoridades coloniales se movilizan para silenciar a Sultana Sid Brahim Jaya y su familia cueste lo que cueste. Esta es claramente una venganza real y como prueba, todas las instancias marroquíes brillan por su silencio y su indiferencia, incluso por su complicidad como el denominado Consejo Nacional de Derechos Humanos (CNDH). Precisamente, este organismo publicó un comunicado de prensa, el 16 de febrero de 2021, en el que alega haberse comunicado con Sultana Sid Brahim Jaya y habría recomendado al fiscal del rey abrir una investigación sobre estos hechos. Sultana Jaya ha refutado públicamente estas afirmaciones que considera falsas y afirma que la CNDH no se había puesto en contacto con ella, ni en el pasado, ni en el presente. Las tres mujeres saharauis son estigmatizadas, acosadas, intimidadas y sufren insultos por motivos de género, abusos, violación sexual, así como amenazas de muerte. El objetivo es silenciarlas.

Tras cerca de 11 meses de asedio, la situación de las dos hermanas se ha deteriorado considerablemente tras su contaminación premeditada del Covid19 por agentes marroquíes durante la redada del 22 de agosto de 2021, y su estado sigue deteriorándose. Sus vidas corren peligro. Es urgente que la comunidad internacional intervenga para evitar lo irreparable y preservar la integridad física y psíquica de estas tres mujeres y sus familiares.


Llamamiento SOS:

Ante los hechos graves, detallados a continuación, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis AFAPREDESA lanza un llamamiento urgente a la opinión nacional, al movimiento de solidaridad con el pueblo saharaui, a la comunidad internacional, especialmente a Naciones Unidas (incluyendo sus órganos como la Asamblea General, el Consejo de Seguridad, el Consejo de Derechos Humanos, la Oficina del Alto Comisionado para los Derechos Humanos, el Comité de Descolonización, el Secretario General de la ONU ...), la Unión Africana y sus órganos como la Comisión de la UA, la Comisión Africana de Derechos Humanos y de los Pueblos y el Parlamento Panafricano, la Unión Europea y sus órganos como la Comisión de la UA y el Parlamento Europeo, a los gobiernos de los estados implicados, en particular España, la potencia administradora de iure y los Estados Unidos de América, titular de la pluma en el Consejo de Seguridad sobre la cuestión de Occidente Sahara, Francia, como actor relevante en la región, así como el resto de los miembros del Consejo de Seguridad, la Confederación Suiza, depositaria de la Convención de Ginebra y el Comité Internacional de la Cruz Roja con el fin de actuar con prontitud para:

  • El envío de una comisión médica neutral e independiente para examinar y brindar atención física y psicológica que requiere el estado de salud de Sultana Sid Brahim y los miembros de su familia.
  • Una intervención urgente para proteger a Sultana Sid Brahim Jaya y a los miembros de su familia de futuras agresiones.
  • El levantamiento inmediato del estado de sitio y arresto domiciliario, impuesto de facto, desde el 19 de noviembre de 2021, contra Sultana Sid Brahim Jaya y los miembros de su familia.
  • La apertura de una investigación exhaustiva, independiente, transparente e imparcial sobre las graves violaciones a los derechos humanos y crímenes de guerra perpetrados por las fuerzas coloniales marroquíes contra Sultana Sid Brahim Jaya y los miembros de su familia, desde el 19 de noviembre de 2021.

Los hechos más graves registrados desde el 19 de noviembre de 2021:

AFAPREDESA ha recopilado los siguientes hechos graves mediante contactos directos con las víctimas y/o sus familiares, así como publicaciones y comunicados de prensa de organizaciones y organismos nacionales de derechos humanos, en particular la Comisión Nacional Saharaui de Derechos Humanos (CONASADH) y La Instancia Saharaui contra la Ocupación Marroquí (ISACOM), Internacionales como Amnistía Internacional, Human Rights Watch, Front Line Defenders, Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sáhara, CEAS-Sahara (CEAS-Sahara), entre otros.

El 19 de noviembre de 2020, Sultana Sid Brahim Jaya regresaba con su familia a la ciudad ocupada Bojador en el Sahara Occidental, después de una estancia en España. Fue detenida en un puesto policial a la entrada de dicha localidad, sin justificación ni orden judicial alguno. La policía le explicó que era solo un control de rutina. Luego la llevaron a un puesto cercano. Una vez dentro de la comisaría, fue interrogada, brutalizada y, para humillarla aún más, una mujer policía la obligó a desvestirse y le metió los dedos en la boca, la vagina y el ano. Una vez fuera de la comisaría, el comisario de policía la estaba esperando para ordenarle que no hablara con nadie y amenazarla con graves consecuencias contra ella y su familia, si continuaba con sus actividades de defensa de los derechos humanos, antes de dejarla marchar.  En el mismo momento en que Sultana Jaya se encontraba en la comisaría, agentes vestidos de civil allanaron la casa de su familia agrediendo verbal y físicamente a su hermana Luara Sid Brahim Jaya y a su madre provocando heridas y lesiones graves hasta perder el conocimiento. Durante 4 horas, las autoridades no permitieron la llegada de una ambulancia, a pesar de los llamados de auxilio de su hija y familias del barrio tanto a los servicios de salud como a los agentes estacionados frente a la puerta de la casa y alrededores. Fue solamente hacia medianoche que las autoridades coloniales permitieron que una ambulancia trasladara a la paciente, en estado grave, al hospital de la ciudad, acompañada de su hija Luara Sid Brahim Jaya. Unas 20 camionetas y vehículos de la policía, la gendarmería, el ejército y el servicio secreto rodearon la zona y cortaron la calle, impidiendo que nadie se acercara a la casa.

Al día siguiente, 20 de noviembre de 2020, Luara Sid Brahim Jaya fue golpeada mientras iba de compras y un oficial, vestido de civil, la golpeó en la cabeza con un palo hasta quedar inconsciente. A pesar de la gravedad de su estado, los agentes estacionados frente a la puerta de la casa, no permitieron que Luara Sid Brahim Jaya pudiera ir al hospital hasta seis horas después del incidente. Pasó toda la noche sola en el hospital, ya que las autoridades coloniales no permitieron que su hermana o su hermano le acompañen.

Desde el 21 de noviembre de 2020, una presencia permanente de agentes uniformados y de civil, de diferentes cuerpos y vehículos de la policía, la gendarmería y el ejército, cercan la casa de la familia Sid Brahim Jaya. Unos 20 agentes impiden que nadie salga o entre, incluidos los que vienen a traerles comida, medicinas o una simple visita familiar: se trata de un arresto domiciliario de facto que no ha sido declarado abiertamente. La familia no ha recibido ninguna justificación por el estado de sitio y la prohibición de salir de casa. Algunos agentes se contentaron con decir que las órdenes vienen "de arriba", en referencia al propio rey. Esta conducta, tan ilegal como abyecta, es por tanto una venganza real contra Sultana Sid Brahim Jaya por sus posiciones a favor de los derechos humanos y el derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación e independencia.

Durante el mes de diciembre de 2020, las dos hermanas Sultana y Luara fueron insultadas y agredidas físicamente por agentes vestidos de civil en varias ocasiones cada vez que ondeaban la bandera de la República Árabe Saharaui Democrática por la ventana de su casa. La brutal intervención causó fracturas de varios dedos de las dos hermanas. En varias ocasiones, los agentes marroquíes han cubierto las ventanas de la casa con plástico para evitar que sea grabada su presencia frente a la casa y que las dos hermanas pudieran ondear la bandera saharaui.

Durante el mes de enero de 2021, las dos hermanas y varios saharauis, que vinieron a visitar a la familia, fueron agredidos física y verbalmente por los agentes.

Durante el mes de febrero de 2021, los asaltos continuaron casi a diario. El comisario de policía, en persona, arrojó una piedra a la cara de Sultana Jaya apuntando a su ojo izquierdo con el que todavía podía ver, el otro ojo le había sido arrancado durante una manifestación de estudiantes saharauis en 2007. El teléfono de Sultana Jaya habría sido pirateado el 16 de febrero de 2021. Sus aplicaciones, incluidos Whatsapp, contactos, fotos y videos, desaparecieron repentinamente, sin una razón aparente clara. En la mañana del 21 de febrero de 2021, un agente confiscó su teléfono para "controles de rutina" y lo devolvió después del mediodía. A Sultana Sid Brahim Jaya le preocupa que esta confiscación pueda usarse para introducir malware en su teléfono celular. El 23 de febrero de 2021, un hombre llegó a su casa y quiso entregar un documento a Sultana Jaya alegando que se trataba de una citación del fiscal del rey. Ella le pidió sus documentos de identidad oficiales. Ante su negativa, ella no accedió a coger  el documento. El desconocido volvió del lugar corriendo.

A lo largo de este mes, los oficiales golpearon puertas y arrojaron piedras a la casa constantemente, prácticas que usaban principalmente por la noche. Con cada lanzamiento de piedra o golpe en las puertas, los miembros de la familia entran en pánico, temiendo otra redada. En tales circunstancias, no pudieron volver a dormirse. Durante ese mes, agentes marroquíes iniciaron una práctica sospechosa y peligrosa: arrojar líquido negro de origen desconocido al pie de la puerta y en las ventanas de la casa. Este líquido desprende un olor desagradable y fétido. También provocaba náuseas y mareos a todos los miembros de la familia. 

A lo largo del mes de marzo de 2021, se cortó varias veces la electricidad de la casa. Cada vez, desenchufaron la caja de fusibles y la volvieron a colocar como quisieron. Los oficiales también continuaron arrojando la sustancia negra de olor desagradable. El 5 de marzo de 2021, los agentes arrojaron el líquido desconocido al rostro de Sultana Sid Brahim Jaya alcanzando su ojo protésico. Esto le provocó una trombosis del ojo izquierdo.

Durante este mes de marzo y los meses siguientes, Sultana Jaya y su hermana Luara Jaya iniciaron, todas las noches alrededor de las 8 p.m., un acto simbólico que consiste en ondear la bandera de la República Saharaui en el techo de la casa. Repetían eslóganes y canciones revolucionarias saharauis para reafirmar su determinación y compromiso con el derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación y la independencia. En cada acto, los agentes colocaron una grúa frente a la casa, con la ayuda de la cual intentaron quitar la gran bandera saharaui. Durante estas redadas, los agentes utilizaron insultos, injurias y amenazas de violación sexual.

Durante el mes de abril, las fuerzas de ocupación llevaron a cabo varias redadas. Cada vez, unos diez asaltantes entraban a la casa y agredían física y verbalmente a las tres mujeres, amenazando con violarlas.

El 26 de abril de 2021, agentes marroquíes retiraron por la fuerza la caja de fusibles de la casa. Desde entonces, la electricidad se cortó definitivamente. Cuando se le pidió explicaciones al proveedor de electricidad, este respondió que esto es consecuencia de las actividades de Sultana Sid Brahim Jaya. Desde entonces, la familia ha instalado paneles solares en el techo, obteniendo electricidad exclusivamente a partir de baterías.

El 28 de abril de 2021, un agente estacionado fuera de la casa apuntó con un arma a la cara de Sultana Sid Brahim Jaya y amenazó con liquidarla si persistía en su obstinación para contradecir al rey.

El 10 de mayo de 2021, temprano en la mañana antes del amanecer, alrededor de 40 oficiales allanaron desde el techo de la casa. Mientras algunos comenzaron a destrozar y saquear objetos en la casa, otro grupo fue directamente a la cama de Sultana Sid Brahim Jaya y la agredió brutalmente mientras le obligaba a respirar una sustancia química desconocida por la boca y la nariz. Confiscaron todos los portátiles, ordenadores, televisor y una cantidad de dinero por valor aproximado de 1.500 euros. Su hermana Luara y su hermano fueron golpeados y agredidos física y verbalmente mientras dirigían amenazas  a su madre, llamándola "vieja loca", y ordenándole que controle a sus hijas antes de que sean matadas.

Temprano en la mañana del 12 de mayo de 2021, un grupo de hombres encapuchados irrumpió en la casa. Los agentes agredieron sexualmente a Sultana Sid Brahim Jaya, mientras la pateaban y lesionaban sus genitales, y agredieron sexualmente a Luara Sid Brahim Jaya, penetrándola con palos y objetos metálicos. Su hermano también fue agredido físicamente hasta que quedó inconsciente. Las dos hermanas intentaron huir de la casa para escapar de sus atacantes. Tan pronto como salieron por la puerta, fueron rápidamente atrapadas y llevadas a casa, atadas y golpeadas. Los agentes rompieron las ventanas, el panel solar instalado en el techo, el frigorífico y la lavadora. Durante el operativo, los agentes también arrojaron una gran cantidad de una sustancia líquida no identificada por toda la casa en las camas, en los armarios e incluso en los servicios. Cuando la manada se fue, Sultana Sid Brahim Jaya descubrió su pasaporte en el bolso de la basura que le había sido confiscado, el 10 de mayo de 2021.

El 28 de mayo de 2021, a primera hora de la mañana, los agentes, apostados de forma permanente, habían desaparecido repentinamente. La calle estaba desierta, solo quedaba un vehículo de policía estacionado a lo lejos. Luara Sid Brahim salió para ver si realmente era el final de su terrible calvario. En ese momento, pudo ver a cinco hombres acercándose a ella. Inmediatamente reconoció a dos personas que dicen ser miembros de la CNDH. Sin demora, regresó a casa para avisar a su hermana y al resto de la familia. Sultana Sid Brahim Jaya dijo que esta sería una nueva maniobra destinada a transmitir, internacionalmente, que la casa no está bajo asedio. Por eso, desde la azotea, Sultana les hizo saber que se negaba a recibirlos. Después de un tiempo, el grupo se fue y los agentes y vehículos escondidos en las calles adyacentes regresaron a sus lugares habituales.

El 2 de junio de 2021, alrededor de 40 agentes rodearon la casa mientras que dos de ellos se acercaron a la puerta de la casa. Se presentaron como agentes de la policía judicial y pidieron hablar con Sultana Sid Brahim Jaya a lo ella replico que se niega a hacerlo en ausencia de su abogado. Uno de los agentes insistió en que estaban allí solo para informarse sobre sus contactos con organismos internacionales. Ante la rotunda negativa de Sultana Sid Brahim Jaya, los dos agentes se marcharon y con ellos la mitad de los agentes que rodean el edificio.

El 5 de junio de 2021, algunos encapuchados entraron a la casa por el techo con la ayuda de dos gruas. Se quedaron unos minutos en el segundo piso y luego salieron de la misma forma de su entrada. Sultana Sid Brahim Jaya sospecha que pueden haber instalado dispositivos de vigilancia.

El 26 de julio de 2021, un grupo de mujeres saharauis acudieron a visitar a la familia de sultana Sid Brahim Jaya para expresarse en solidaridad con ellas e intentar romper el estado de sitio impuesto por el ocupante marroquí. Unos 20 agentes marroquíes rodearon inmediatamente la casa y bloquearon el paso en la calle. Sultana y su hermana Luara salieron frente a la puerta de protesta para saludar a las mujeres. Un grupo de agentes, encabezados por un agente llamado Beinina, las agredió brutalmente con porras, puñetazos y patadas. Luara incluso fue mordida por el oficial marroquí, dice Beinina. Las dos hermanas las arrastraron a la fuerza al interior de la casa. Sultana Sid Brahim Jaya se sometió a un techo y comenzó a corear unas consignas. Un oficial montado en una grúa intentó liquidarla físicamente, agarrando su abrigo con un gancho sujeto a una barra de hierro.

 

Durante el mes de agosto de 2021, y a pesar de las duras condiciones climáticas, los ataques continuaron y la electricidad seguía cortada. Esta situación obliga a que la familia dependa por completo de la solidaridad de los ciudadanos saharauis que le suministran baterías para cargar sus teléfonos y utilizar sus enseres domésticos. Lo mismo ocurre con el suministro de alimentos y materiales de higiene. A menudo, se prohíbe la entrega de estos productos esenciales y básicos.

 

El 22 de agosto de 2021, Sultana Jaya fue sometida a otro intento de liquidación física por parte de las fuerzas de ocupación marroquíes, quienes irrumpieron en la casa y agredieron salvajemente a la defensora de derechos humanos, a su hermana, a su madre así como a otros familiares y activistas que acudieron a expresar su solidaridad. El nieto de Luara, de cuatro annos, también fue torturado y quedó cubierto de sangre después de una grave lesión en la cabeza. Sultana fue objeto de una agresión brutal y obligada a respirar una sustancia desconocida por la boca y la nariz, y luego la amenazaron con liquidarla físicamente. Uno de los salientes le dejó tenía 10 días de vida y que solo se salvará si se arrepiente y pida perdón al rey. Ese mismo día, la activista saharaui declaró a la Agencia de Prensa Argelina que: “Las fuerzas de seguridad marroquíes me han amenazado claramente de muerte si continúo expresando mis posiciones políticas y rompiendo el intento de las autoridades de ocupación de imponer un apagón a la causa saharaui en las ciudades ocupadas”.

A partir del 25 de agosto de 2021, Sultana Sid Brahim Jaya y su hermana Um El mumnin comenzaron a sentirse mal, con dolores de cabeza, dolores musculares, fiebre y otros síntomas asociados con Covid-19. Más tarde, otros miembros de la familia tuvieron síntomas similares. Se ha probada su contaminación por Covid-19.

Durante los meses de septiembre y octubre de 2021, las mismas agresiones se siguen produciendo. 

Los agentes de Su Majestad continúan con su trabajo sucio para llevar a cabo "su venganza real".


A través de estos crímenes de guerra y graves violaciones de derechos humanos, el Reino de Marruecos viola todos sus compromisos internacionales, en particular:

  •  La Carta de las Naciones Unidas, especialmente el art. 1, §2 y art. 55 sobre el derecho de los pueblos a la libre determinación; Arte. 55 §c: "respeto universal y efectivo de los derechos humanos y las libertades fundamentales de todos, sin distinción de raza, sexo, idioma o religión"; Arte. 76 §c: “fomentar el respeto de los derechos humanos y las libertades fundamentales de todos, sin distinción de raza, sexo, idioma o religión, y desarrollar el sentimiento de interdependencia de los pueblos del mundo”; así como el Capítulo XI sobre “Declaración sobre territorios no autónomos”.
  • Los Convenios de Ginebra y sus protocolos adicionales, en particular el IV Convenio relativo a la protección de civiles y el I Protocolo adicional relativo a la protección de las víctimas durante los conflictos internacionales y durante los “conflictos armados en los que los pueblos luchan contra la discriminación colonial y la ocupación extranjera y contra los regímenes racistas en el ejercicio del derecho de los pueblos a la libre determinación” (artículo 2).
  • La Declaración Universal de Derechos Humanos.
  • La Declaración sobre la concesión de independencia a los países y pueblos coloniales (Resolución 1514 (XV) de la Asamblea General, de 14 de diciembre de 1960)
  • El Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos.
  • El Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
  • La Convención contra la Tortura.
  • Convención sobre la eliminación de todas las formas de discriminación contra la mujer.
  • El Acta Constitutiva de la Unión Africana y la Carta Africana de Derechos Humanos y de los Pueblos.
  • Las múltiples resoluciones de la Asamblea General que reafirman anualmente, desde 1963, el derecho inalienable del pueblo saharaui a la autodeterminación, con el acuerdo del Reino de Marruecos (la mayoría de estas resoluciones se adoptan por unanimidad, sin votación).
  • Varios Acuerdos Internacionales, especialmente los que vinculan el Reino de Marruecos con la Unión Europea, que prevé una cláusula relativa al respeto de los Derechos Humanos.

lunes, 8 de marzo de 2021

Día de la Mujer: Homenaje a Saharauis víctimas de la desaparición forzada.

 Mujeres saharauis víctimas de la desaparición forzada.

 

                                                    Salma Sid Mojtar Sid Ismail Leili

                                                   

Con motivo del día internacional de la mujer, la Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) quiere rememorar a las mujeres saharauis víctimas de la práctica de la desaparición forzada, cruel arma utilizada por el reino de Marruecos para aterrorizar todo un pueblo con la finalidad de aniquilar su voluntad a ser libre y así poder apoderarse del Saguia El Hamra y Rio de Oro. Hoy nos acordamos de esas mujeres valientes que han afrontado con valentía, coraje y valor las crueles vivencias marcadas por torturas indescriptibles y la injusticia. Mujeres que por no tener otra condición jurídica que la de ser saharauis y españolas, han sido tratadas con desprecio y  humillación. A pesar de ello, nunca se han doblegado antes tanta crueldad e inhumanidad. 

Mantenemos la memoria viva de todas ellas, sobre todo aquellas que nos han dejado sin nunca obtener justicia como Salma Sid Mojtar Sid Esmail Leili, fallecida el 2 de marzo de 2021, en El Aaiún, con 89 años, después de haber estado 11 años desaparecida en centros clandestinos, entre ellos el tristemente célebre Kaalat M’Gouna. Salma fue liberada en junio de 1991. Salma tuvo 8 hijos que guardan su legado de militante ejemplar. Nunca renunció a sus ideales de libertad, de justicia y de verdad para todo un pueblo. 

Otra mujer emblemática, Embarca Alina Mustafa, nos ha dejado, en diciembre de 2020, sin poder saber la verdad sobre su marido desaparecido desde 1976. Embarca Alina se ocupó de sus tres hijos sin poder rehacer su vida durante estos 44 años, siendo un ejemplo de fidelidad y de sacrificio inigualables. Colaboró en la creación de AFAPREDESA en 1989. 

Hoy es día de homenajear a esta y otras como como Bismalah Aliha Taleb Hamadi quien tiene el corazón destrozado desde el 12 de febrero de 1976, cuanto cuatro de sus hijos, menores de edad, Luali Saad Ali (2 años) Glana Saad Ali (4 años), Fatma Saad Ali (9 años) y Hamdi (11 años)  Saad Ali AbbaLahsen fueron secuestrados por el ejército marroquí. Nunca volvieron. 

También es día de conmemorar a Mujeres como Talia Mohamed-Ali, Safia Abdi, Hamadi, Lala Mohamed Ali, Salca Balal Omra, Neitu Sid Ahmed, Nebguha Mohamed-Malainin Bakay, Lala Mohamed-Fadel Balal, Safia Abdi Hamadi, Ganbura Rahal Bachir, Fatma Cheij Werg, Safia Kenti Bachir, Gaymula Mohamed Lamin, Kaltum Mohamed SidAhmed, Jadiyetu Sidi Musa, Minatu Ali Hami, Nayat Mahmud, Muelmnin SidAhmed Bachir, Maaluma El Husein Mohamed, Jnaza Chbih Abdela, Jdeya Ahmed Suelem, Taufa Daidih Abdelahi, Egbenaha Nayem Bachra y muchas más, quienes se convirtieron, de la noche a la mañana, en viudas sin serlo, sin jamás poder rehacer sus vidas, con la tarea tetánica de buscar refugio a sus hijas e hijos, en mitad del desierto, y posteriormente educarlos solas en campamentos de refugiados. Esperan con ansiedad, dolor, angustia, tristeza… poder un día recuperar sus seres queridos y con ellos obtener justicia.

                                         Ni olvido ni perdón hasta encontrarlas. 

Campamentos de refugiados saharauis, a 8 de marzo de 2021. 

 

sábado, 6 de febrero de 2021

Réapparu le corps d'un jeune sahraoui disparu

 Disparition forcée et assassinat crapuleux du jeune sahraoui Mohamed Salem Ismail Lefkir  (Fahmi) sous l’entière responsabilité des autorités coloniales marocaines



Le jeune sahraoui Mohamed Salem Ismail Lefkir  (Fahmi)  avait disparu, le 15 janvier 2021, à El Aaiún (Capital de la République Sahraouie sous occupation marocaine). Depuis cette date, sa famille se rendait régulièrement aux hôpitaux, dispensaires, commissariats… A chaque fois, la même réponse: « aucune information sur votre fils ».  Le vendredi 5 février 2021, sa maman et ses sœurs, avisées par un policier non mandaté, découvrent le corps, en état de décomposition avancée, à la morgue de l’hôpital Ben el Mehdi. Il s’agit clairement d’un crime crapuleux, délibérément dissimulé  et occulté par les autorités coloniales marocaines. Cet acte odieux est unième  dérogation du Maroc à ses obligations internationales, y compris le respect de la IV Convention de Genève qui concerne la protection de la population civile sous occupation.

 

En cette douloureuse circonstance, l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) présente ses condoléance à la famille du défunt et leur exprime sa solidarité et son soutien constant avec toutes les victimes de crimes de guerre et graves violations des droits de l’homme aux territoires occupés de la République Sahraouie.

 

AFAPREDESA condamne vigoureusement la disparition forcée et l’Assassinat du jeune sahraoui Mohamed Salem Fahmi par l’occupant marocain. AFAPREDESA s’associe à la CONASADH et les organisations sahraouies pour l’ouverture d’une investigation indépendante et impartiale pour élucider ce crime et conduire les responsables devant la justice.

 

 

AFAPREDESA interpelle également le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Union Africaine d’assumer pleinement leurs responsabilités quant à la protection  du peuple sahraoui contre les crimes de guerre et les graves violations des droits de l’homme dans la partie occupée de la République Sahraouie.

 

Campements des refugiés sahraouis, le 06 février 2021


Reaparece cuerpo de joven saharaui desaparecido.

        Desaparición forzada y vil asesinato del joven saharaui                 Mohamed Salem Ismail Lefkir (Fahmi), bajo la plena                 responsabilidad de las autoridades coloniales marroquíes


había desaparecido el 15 de enero de 2021 en El Aaiún (Capital de la República Saharaui bajo ocupación marroquí). Desde esa fecha, su familia acudía regularmente a hospitales, dispensarios, comisarías… Cada vez, era la misma respuesta: “sin información sobre su hijo”. El viernes 5 de febrero de 2021 su madre y sus hermanas, informadas por un policía no mandatado, descubrieron el cuerpo, en estado avanzado de descomposición, en la morgue del hospital Ben el Mehdi. Se trata claramente de un crimen atroz, deliberadamente ocultado y oscurecido por las autoridades coloniales marroquíes. Este acto odioso es enésima  derogación de Marruecos de sus obligaciones internacionales, incluido el cumplimiento del Cuarto Convenio de Ginebra, en cuando a la protección de la población civil bajo ocupación.

 

En esta dolorosa circunstancia, la Asociación de Familiares de Prisioneros y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) presenta su más sentido pésame a la familia del fallecido y expresa su solidaridad y apoyo constante a todas las víctimas de crímenes de guerra y graves violaciones a los derechos humanos en territorios ocupados de la República Saharaui

AFAPREDESA condena enérgicamente la desaparición forzada y el asesinato del joven saharaui Mohamed Salem Fahmi por parte del ocupante marroquí.

AFAPREDESA se une a la CONASADH y a las organizaciones saharauis para exigir la abertura  de una investigación independiente e imparcial con el fin de esclarecer este crimen y llevar a los responsables ante la justicia.

AFAPREDESA también solicita del Consejo de Seguridad de la ONU y de la Unión Africana que asuman plenamente sus responsabilidades en cuando a la protección del pueblo saharaui contra los crímenes de guerra y las graves violaciones de derechos humanos en la parte ocupada de la República Saharaui.

 

Campamentos de refugiados saharauis, a 06 de febrero de 2021